Soudan

S.E. M. Ghazi Salahuddin Atabani, Ministre par intérim des affaires étrangères

28 septembre 2009 (64e session)

Statement Summary: 

M. GHAZI SALAHUDDIN ATABANI, Conseiller du Président du Soudan, a affirmé que la crise économique avait exacerbé les défis, surtout dans les pays en développement.  La crise a freiné la croissance et a favorisé la famine, la fluctuation des taux de change, la réduction des investissements étrangers, a-t-il affirmé.  À cela, a-t-il dit, s’ajoutent un certain nombre de problèmes tels que la crise alimentaire et les changements climatiques.  Le Conseiller du Président a souligné que le Soudan, qui préside le Groupe des 77 et de la Chine, était profondément concerné par la crise et son impact sur les pays, parmi lesquels les États africains, les pays les moins avancés, les petits États insulaires en développement et les pays sortants de conflits.  Il a également prôné une réforme globale du système financier et économique mondial, lequel, a-t-il dit, doit attribuer un rôle élargi aux pays en développement et leur participation aux processus de prise de décisions dans les institutions financières internationales.  Le Conseiller a en outre souhaité que la Conférence sur le climat de Copenhague soit couronnée de succès.  Les pays en développement, qui ne sont pas responsables de cette situation de changement et de réchauffement climatiques, demandent aux pays développés, sur la base de leurs responsabilités historiques, de régler les causes profondes de ces changements et d’apporter des ressources financières et technologies, a-t-il déclaré. 

Le Conseiller du Président soudanais a par ailleurs fait état de l’absence, selon lui, de démocratie dans les relations internationales, notamment par la forme présente du Conseil de Sécurité, ce qui a diminué les capacités des Nations Unies à répondre aux défis du système international.  Cela, a-t-il ajouté, a aussi abouti à la prolifération de mesures de sélectivité et de deux poids deux mesures, ainsi qu’à des sanctions hostiles à la liberté du commerce et violant la Charte des Nations Unies et les règles du droit international.  Il a estimé que les Nations Unies étaient utilisées par certains pour servir des intérêts proches, et que le concept de droits de l’homme était devenu un outil politique.  Citant l’exemple du conflit israélo-palestinien, il a précisé que le concept de terrorisme avait été mal utilisé, en mettant sur le même plan l’agresseur et la victime.  Il a appelé à une réforme du Conseil de sécurité fondée sur la position bien connue de l’Union africaine.

M. Atabani a en outre dit la situation dans son pays, soulignant que l’Accord de paix global avait mis fin à la plus longue guerre du continent africain.  La mise en œuvre de cet Accord a abouti à des améliorations, mais les bailleurs de fonds n’ont pas honoré leur engagement et cela pose un problème pour l’intégration des anciens combattants dans la société, a-t-il dit.  Conformément à l’Accord de paix global, des élections auront lieu en avril 2010, puis sera conduite une réforme politique indispensable.  Il a invité la communauté internationale à soutenir financièrement et matériellement la tenue de ces élections.

Le Conseiller du Président du Soudan a indiqué que son pays prenait au sérieux les conflits tribaux au Sud-Soudan qui menacent la stabilité de toute la région, mais, a-t-il précisé, conformément à l’Accord de paix global, il revient au Gouvernement du Sud-Soudan de s’acquitter de sa responsabilité.  Il a reconnu que la paix ne serait pas complète tant qu’elle ne serait pas étendue à ses compatriotes du Darfour.  La signature par son pays, sous l’égide de l’Union africaine, du traité de paix, est un engagement sérieux en vue de résoudre le problème du Darfour de manière pacifique, a-t-il dit.  Alors que cet Accord est en train d’être mis en place, il a fait état de pressions exercées sur les signataires de l’Accord d’Abuja eux-mêmes.  Il a souligné que le Darfour connaissait actuellement une évolution positive grâce à l’Opération hybride Union africaine-ONU au Darfour (MINUAD).  Il a dit observer un retour des personnes déplacées dans leurs villages des États du Darfour.  Il a réitéré la volonté de son pays de coopérer avec les Nations Unies et les organisations non gouvernementales (ONG).  Il a salué la déclaration du Président américain Barack Obama devant l’Assemblée générale quant à sa volonté de trouver une solution au Darfour ainsi que son attention portée aux pays en développement.  Il a dit espérer la mise en place de ces principes.  Pour lui, cela implique d’enlever le nom du Soudan de la liste des pays terroristes et la levée des sanctions, a-t-il affirmé.  Il a exprimé la volonté de son pays d’avoir des relations constructives avec ses voisins, notamment avec le Tchad.  Enfin, le Conseiller du Président du Soudan a dénoncé l’utilisation de la Cour pénale internationale (CPI) de façon hasardeuse et ouvertement sélective pour s’en prendre au leadership du pays et au symbole de sa souveraineté, dans une tentative d’entraver le processus de paix et de stabilité au Soudan.
 


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