Namibie

S.E. M. Marco Hausiku, Ministre des affaires étrangères

28 septembre 2009 (64e session)

Statement Summary: 

M. MARCO HAUSIKU, Ministre des affaires étrangères de la Namibie, a noté que cette soixante-quatrième session de l’Assemblée générale avait lieu dans un contexte difficile, marqué par une crise économique et financière qui affecte sévèrement les économies du monde.  Cette crise, a-t-il poursuivi, menace les progrès effectués dans la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).  Le Ministre namibien a relevé que, pour son pays, l’effet combiné des crises financière, alimentaire et énergétique avait contraint le Gouvernement à réorienter des ressources destinées au développement vers des activités urgentes d’assistance.  Pendant ce temps, les importations de denrées alimentaires toujours plus chères ont déstabilisé la balance de paiement et les revenus de l’État, a-t-il encore précisé. 

Abordant la question des effets des changements climatiques, M. Hausiku a estimé que son pays était l’un des plus vulnérables alors même qu’il est, a dit le Ministre, un « contributeur insignifiant » aux émissions de gaz à effet de serre.  Il a dès lors appelé les grands pays-pollueurs à réduire leurs émissions de manière drastique.  De même, M. Hausiku a exprimé le soutien de son pays aux efforts du Secrétaire général de l’ONU en vue de parvenir à un accord contraignant lors du sommet de Copenhague en décembre 2009.  M. Hausiku a noté que même si son pays restait marqué par les inégalités héritées de son passé colonial, des progrès étaient en cours dans les domaines de la santé et de l’éducation notamment, en vue d’atteindre les OMD.  Il a cependant relevé que face aux effets de la pandémie de VIH/sida, à l’insécurité alimentaire et à la pauvreté, ces progrès étaient en danger.  Il faut, a-t-il lancé, que la communauté internationale nous vienne en aide.

Le Ministre namibien a par ailleurs encouragé l’accélération de la réforme de l’ONU.  Il est anormal et injuste que l’Afrique soit la seule région sans siège permanent au Conseil de sécurité, a-t-il regretté.  Il a exprimé son soutien en faveur de la position africaine sur la réforme des Nations Unies telle qu’énoncée dans le Consensus d’Ezulwini et la Déclaration de Syrte.  M. Hausiku s’est également félicité du renforcement des capacités de l’Union africaine dans le domaine des opérations de maintien de la paix.  Il a souhaité que les Nations Unies adoptent la position africaine de non-reconnaissance de gouvernements issus de coups d’État et a appelé au vote d’une résolution de l’Assemblée générale en ce sens.  Par ailleurs, il a estimé que la communauté internationale avait l’obligation d’assister les populations du Sahara occidental dans leur quête de liberté et d’indépendance.  Il a également exprimé le soutien de la Namibie au peuple palestinien et a protesté contre le blocus de Cuba, lançant un appel aux États-Unis à y mettre fin.  Le Ministre namibien des affaires étrangères a enfin exprimé sa reconnaissance aux États qui ont récemment apporté leur soutien à son pays après les inondations dont il a été victime.
 


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