Malte

S.E. M. Lawrence Gonzi, Premier Ministre

24 septembre 2009 (64e session)

Statement Summary: 

M. LAWRENCE GONZI, Premier Ministre de Malte, a rappelé que c’est son pays qui, en 1988, a proposé lors de la quarante-troisième session de l’Assemblée générale l’inscription du thème des changements climatiques à l’ordre du jour de l’ONU.  Nul ne pensait que cette question deviendrait, au fil du temps, la préoccupation principale du siècle, a ajouté M. Gonzi, qui a rappelé l’engagement constant de son pays sur cette question depuis plus de 20 ans.  Le Sommet de Copenhague doit marquer un tournant, et Malte estime que tous les pays, grands et petits, riches et pauvres, doivent contribuer à l’effort commun qui devra être mondial pour réussir, a-t-il ajouté.

Le 16 novembre, les États Membres célèbreront le quinzième anniversaire de l’entrée en vigueur de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, a déclaré le Premier Ministre, qui a rappelé que c’est Malte qui, il y a 42 ans, avait invité les États Membres à réformer le droit de la mer de l’époque.  Aujourd’hui, il devient nécessaire de réexaminer la Convention de 1982 à la lumière de certains problèmes actuels qui ne sont pas traités dans la Convention de Montego Bay, a déclaré M. Gonzi, qui a cité la traite des êtres humains, la sécurité et la sûreté de la navigation, le transport d’armes de destruction massive et les changements climatiques.  D’autres questions ont été abordées dans la Convention, mais pas correctement, a-t-il ajouté, mentionnant parmi ces déficiences la piraterie, le trafic illicite de drogues, les questions de protection et préservation de l’environnement marin ainsi que les règles relatives aux câbles et oléoducs sous-marins.  M. Gonzi a suggéré que l’Assemblée générale envisage le réexamen de la Convention de 1982. 

M. Gonzi a estimé qu’il devenait vital de préparer une déclaration universelle des devoirs de l’homme envers la génération actuelle et de ses responsabilités envers les générations futures, dans le même esprit que la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948.  Comme les droits de l’homme, ces devoirs devraient être perçus comme intrinsèques à la nature humaine et non pas comme le fruit de lois ou d’obligations, a affirmé le Premier Ministre.  Une telle déclaration constituerait un accomplissement majeur de l’Assemblée générale et des Nations Unies en ce début du troisième Millénaire, a-t-il affirmé. 

Du fait de sa position géostratégique en centre de la Méditerranée, Malte a le privilège et la responsabilité de jeter un pont entre l’Afrique et l’Europe, a affirmé M. Gonzi.  Il a rappelé que, durant l’année écoulée, son pays a renforcé le dialogue entre les pays de la Méditerranée et l’Union européenne, ainsi qu’avec la Ligue arabe.  Malte inaugurera prochainement le Bureau de liaison entre l’Union européenne et la Ligue arabe, a annoncé M. Gonzi, en rappelant l’attachement de son pays « depuis des décennies » à la résolution du conflit au Moyen-Orient par la création de deux États, palestinien et israélien, vivant en paix et dans la sécurité dans des frontières internationalement reconnues.

M. Gonzi a rappelé que, du fait de sa petite taille et de la limitation de ses ressources tant humaines que financières, Malte éprouve de grandes difficultés à faire face à l’afflux d’immigrants illégaux.  Toutefois, a-t-il ajouté, nous honorons nos engagements internationaux envers les vrais réfugiés et les personnes qui peuvent prétendre à une protection humanitaire.  Il a également rappelé qu’en proportion, son pays compte parmi ceux qui accordent le plus souvent le statut de réfugiés.  Il a remercié les États qui aident Malte à faire face à un tel fardeau, citant la France et les États-Unis.  Il a déclaré que Malte est candidate à l’accueil du Bureau européen d’aide à l’asile, par lequel il entend contribuer à la coordination et à l’action commune des États Membres de l’Union européenne.

Toutefois, a ajouté le Premier ministre, l’immigration illégale constitue un phénomène international qui dépend de facteurs externes qui ne peuvent être toujours traités, même partiellement, par les pays affectés.  C’est pourquoi il a souhaité que les Nations Unies examinent la question de manière globale.   

 


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