Kiribati

S.E. M. Anote Tong, Président

25 septembre 2009 (64e session)

Kiribati
Statement Summary: 

M. ANOTE TONG BERETITENTI, Président de Kiribati, a estimé que la question des changements climatiques est « le plus grand défi moral de notre temps ».  Il a promis que les générations futures se poseront la question suivante: « Comment ça se fait qu’ils n’ont rien fait alors qu’ils savaient?».  Tout en réitérant l’attachement de son pays à sa souveraineté, le Président a dit privilégier des stratégies d’adaptation pragmatiques.  Notre stratégie de réinstallation, a-t-il souligné, exige l’appui de la communauté internationale.  Il a remercié la Nouvelle-Zélande et l’Australie pour leurs initiatives. 

Tout en constatant qu’obtenir un consensus à Copenhague serait difficile, il a estimé que cela était possible et impérieux.  « Si nous pouvons mobiliser des milliards de milliards de dollars pour faire face aux défis de l’économie mondiale, alors nous sommes capables de prendre les mesures nécessaires pour faire face aux défis de l’environnement », a-t-il tranché. 

Il faut profiter de la volonté politique ambiante, a encouragé le Président.  Nous ne pourrons nous mettre d’accord sur tout, a-t-il reconnu, mais il est des questions fondamentales sur lesquelles nous ne pouvons nous permettre le luxe de ne pas nous mettre d’accord.  « Copenhague est peut-être notre dernière chance », a dit craindre le Président.

Évoquant la question de la zone protégée des îles Phoenix qui constituent, avec ses 400 000 kilomètres carrés, le plus vaste espace marin protégé du monde, M. Tong, a déclaré que même si son peuple est contraint d’envisager la possibilité de voir son territoire devenir inhabitable au cours de ce siècle, en raison de l’élévation du niveau de la mer, il reconnaît l’importance de préserver quelque chose qu’il croit faire partie du patrimoine commun de l’humanité. 

La vulnérabilité économique et écologique particulière des petits États insulaires doit être prise en compte, a-t-il dit, lorsqu’on étudie la gradation d’un pays de la liste des PMA.  La perte de l’aide offerte à cette catégorie de pays, a souligné le Président, serait dramatique pour le développement de Kiribati.  Il a donc appelé l’ONU à réexaminer le cas de son pays et ceux d’autres pays du Pacifique.

 


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