Guyana

S.E. M. Bharrat Jagdeo, Président

24 septembre 2009 (64e session)

Guyana
Statement Summary: 

M. BHARRAT JAGDEO, Président de Guyana, a abordé la question de la crise financière et de son impact sur les Caraïbes, en recensant ses effets négatifs, comme les pertes d’emplois et le ralentissement de la lutte contre la pauvreté.  Nous avons besoin d’aide pour faire face à la situation, a-t-il demandé, car nous avons un niveau d’endettement qui figure parmi les plus élevés au monde. 

Il faut donc de nouveaux flux d’aide au développement dans le cadre d’accords bilatéraux et multilatéraux, a-t-il suggéré.  Il a regretté que l’aide supplémentaire dont les petits États ont besoin ne se soit pas concrétisée.  Le Président a dit craindre que la volonté de changer l’architecture financière internationale ne soit pas aussi forte que prévue.  Nous craignons en effet que cette nouvelle architecture ne prenne en compte que les intérêts des grands pays, a-t-il dit.

En ce qui concerne les changements climatiques, il a appelé à une solution qui prenne en compte l’intérêt de tous les pays.  Le défi pour la Conférence de Copenhague est de parvenir à un accord qui permette de réduire les émissions de gaz à effet de serre, a-t-il dit.  Mais ce défi est maintenant autant politique que technique.  Beaucoup de pays en développement se demandent si les mesures de lutte contre les changements climatiques ne vont pas aboutir au ralentissement de leur développement au moment même où ils arrivent enfin à progresser, a expliqué le Président. 

La lutte contre les changements climatiques risque de peser lourd sur les budgets nationaux, a-t-il aussi insisté, en ajoutant que certains pays ont aussi peur de devoir porter un plus grand fardeau que les pays développés.  Le Président a ensuite salué les propositions du Royaume-Uni, appuyées par l’Union européenne, de consacrer 100 milliards de dollars par an à la lutte contre les changements climatiques dans le monde en développement. 

Si les pays développés donnent le bon signal, les pays en développement sont prêts à jouer leur rôle, en particulier dans la réduction des 17% de gaz carbonique qui résultent de la déforestation et de la dégradation des forêts.  La seule façon durable de gérer le problème est une action nationale conjuguée à des incitations internationales, a estimé le Président. 

Le monde peut dès maintenant stopper la déforestation, a-t-il argué, en soulignant combien son pays était heureux de participer aux discussions du G-20 sur ces questions.  Le Président a particulièrement appuyé le rapport qui décrit la manière dont le monde peut diminuer de 25% les taux de déforestation, d’ici à 2015, en investissant moins de 25 milliards d’euros.  La question est de savoir si le monde développé comprendra l’énorme potentiel d’une telle initiative et s’il veillera à générer le financement requis. 

La somme peut paraître énorme, mais sur une période de cinq ans, a estimé le Président, elle ne représente pour le citoyen du Nord que moins de 1,5 cent par jour.  Tourner le dos à cette proposition sera une erreur aux dimensions historiques, a prévenu le Président.
 


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