Érythrée

S.E. M. Osman Mohammed Saleh, Ministre des affaires étrangères

28 septembre 2009 (64e session)

Eritrea
Statement Summary: 

M. OSMAN SALEH, Ministre des affaires étrangères de l’Érythrée, a déclaré que les Nations Unies auraient dû s’embarquer dans un processus de transformation il y a 20 ans afin de répondre aux exigences du monde de l’après-guerre froide.  Il a dénoncé l’existence d’un « ordre mondial vieillissant », « pris en otage » par une poignée de pays pour servir leurs intérêts particuliers.  Dans ce maëlstrom mondial, où même les populations des pays développés sont aujourd’hui affectées par des crises de toutes sortes, aucun pays n’aura été plus touché que ceux d’Afrique, dont les populations subissent la faim, la pauvreté et les pandémies, a affirmé M. Saleh.  Le continent africain est devenu le terrain de crises et de conflits multiples, a-t-il estimé.  Les appels à la réforme de l’ONU sont nombreux, car depuis 20 ans, cette Organisation est restée enfermée dans les schémas du passé.  La crise économique et financière mondiale est une des conséquences les plus visibles de l’immobilisme et de l’inaction qui ont, hélas, prévalu, a regretté M. Saleh.

À cet égard, la principale source de préoccupation demeure le fait que « des groupes d’intérêts spéciaux » sont en très grande partie responsables de la paralysie de l’Afrique, a assuré le Ministre érythréen.  Au lieu de résoudre nos problèmes par nous-mêmes, nous tournons en rond et nous retrouvons au milieu de la pauvreté, de la faim et de la maladie, a-t-il déploré, alors que nous devrions œuvrer activement à la réalisation de notre développement et de notre croissance.  De même, a poursuivi M. Saleh, s’agissant de la résolution des crises et des conflits, « les Africains se montrent dépendants de la bonne volonté des autres ».  « Le rôle de l’Afrique au sein de cette auguste Assemblée, ainsi que dans d’autres organisations internationales, pourrait être décrit au mieux comme inconséquent », a-t-il lancé, avant de dire que « les preuves de cette regrettable situation étaient bien connues ».

La réforme fondamentale que nous appelons de nos vœux, a-t-il encore dit, exige un engagement collectif de notre part.  À cette occasion, il ne serait pas judicieux de s’étendre sur des situations provoquées par les failles et les insuffisances fondamentales de l’ordre mondial actuel.  C’est la raison pour laquelle notre délégation a choisi de ne pas aborder certaines questions importantes relatives à la corne de l’Afrique, en particulier celle de l’occupation illégale de l’État érythréen souverain qui figure parmi les dossiers sur lesquels une action responsable et urgente des Nations Unies est nécessaire, a conclu le Ministre.
 


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