Djibouti

S.E. M. Roble Olhaye, Représentant permanent

29 septembre 2009 (64e session)

Djibouti
Statement Summary: 

M. ROBLE OLHAYE (Djibouti) a mis l’accent sur la tension qui prévaut dans le nord de son pays depuis l’incursion de forces érythréennes au début de l’année 2008 et l’occupation d’une partie du territoire djiboutien.  Il a fait état des accrochages du 10 au 12 juin 2008 entre les forces érythréennes et djiboutiennes qui ont fait de nombreux morts, blessés et prisonniers des deux côtés.  Il a souligné les efforts de son pays, des organisations régionales, des chefs d’État de la région et des Nations Unies pour initier un dialogue.  Il a regretté que l’Érythrée n’ait pas saisi cette opportunité de dialogue en allant jusqu’à nier l’existence de tensions dans la région, malgré les conclusions de la mission d’établissement des faits de l’ONU.  Le représentant a rappelé que le Conseil de sécurité avait condamné, à plusieurs reprises, l’occupation par l’Érythrée d’une partie du territoire djiboutien.  Il a cité la résolution 1862 du Conseil de sécurité, du 14 janvier 2009, qui exhortait l’Érythrée, dans un délai de cinq semaines, à retirer ses forces et tout équipement militaire des positions occupées.  Il a déclaré que l’occupation des hauteurs de Ras Doumeira, surplombant le détroit de Bab-El-Mandeb, et de l’île de Doumeira, dans la même zone de la mer Rouge, se déroulait dans une des zones de navigation maritime les plus fréquentées du monde et n’augurait rien de bon pour la paix dans la région, la navigation internationale et l’investissement.  Il a appelé le Conseil de sécurité à user de tous les moyens pour mettre un terme à cette situation, et à cesser de ménager l’Érythrée, qu’il a qualifiée de régime dangereux et imprévisible, qui ne respecte pas les normes internationales.   

Le représentant a, par ailleurs, mis l’accent sur la situation imprévisible en Somalie, en estimant que le Gouvernement de transition soutenu par la communauté internationale manquait cruellement de moyens financiers et humains pour faire face à l’insurrection armée qui paralyse le pays, alors que la capitale, Mogadiscio, reste une zone de guerre.  La majeure partie de la population est déplacée et les dommages collatéraux sont odieux et inqualifiables, a-t-il dit.  Soulignant les conséquences de la sécheresse extrême qui accable le pays, notamment dans le secteur de l’élevage, il a appelé à davantage de moyens pour faire face à la famine dont souffre la population somalienne.  Il faut davantage de troupes et mieux former l’armée somalienne, a-t-il ajouté, en s’inquiétant de la circulation d’armes, de la présence de combattants étrangers, ainsi que du risque de voir Al-Qaida s’installer en Somalie.  Par ailleurs, il a regretté que les négociations israélo-palestiniennes soient au point mort.  Il a également appelé au respect de la souveraineté du Yémen, en espérant que la paix soit bientôt rétablie dans le nord de ce pays.  Abordant la question de la réforme du système des Nations Unies, le représentant de Djibouti a estimé que l’Afrique, continent qui comprend le plus grand nombre de pays, devait obtenir deux sièges permanents au Conseil de sécurité avec droit de veto.

 


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Déclaration

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    Ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale
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  • S.E. M. Ismaël Omar Guelleh
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  • S.E. M. Mahmoud Ali Youssouf
    Ministre des affaires étrangères
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    Président