Déclaration
Résumé
Face au pessimisme ambiant, le Ministre des affaires étrangères Balakrishnan estime que l’ONU reste « notre meilleur espoir. »
« Il y a un cadre clair pour savoir ce qui distingue le bien du mal », a déclaré M. Vivian Balakrishnan, Ministre des affaires étrangères de Singapour, évoquant les normes communes définies par les organisations de l’ONU pour garantir la sécurité et la circulation dans les zones essentielles.
Mais « ceux qui ont été les premiers à souscrire à l’ancien ordre mondial n’ont plus la volonté de servir le bien public », a-t-il regretté. Le système multilatéral et les accords commerciaux ressemblent de plus en plus à des « combats de boxe », au détriment de petits états dépendant du commerce.
« Trop de vies sont perdues aux quatre coins du monde », a-t-il déploré. La coopération entre les puissances s’amenuise et les principes de la Charte s’érodent. Cela nous mène à des famines évitables et des guerres interminables. Singapour ne peut reconnaître d’annexion unilatérale de quelque territoire que ce soit, a-t-il aussi lancé.
Malgré le pessimisme régnant, le système multilatéral via l’ONU continue d’être la meilleure option pour rétablir la paix et la sécurité, a estimé le Ministre. Ce système fonctionne toujours, comme l’a montré récemment l’Accord sur la diversité biologique marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale (dit Accord BBNJ) ou les récents groupes de travail et initiatives pour la cybersécurité. Il est essentiel que l’ONU reste une enceinte où le dialogue se poursuit, « même sur les questions les plus polémiques », a-t-il insisté.
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