Guyana

S.E. M. David Arthur Granger, Président

29 septembre 2015 (70e session)

Guyana
Statement Summary: 

M. DAVID ARTHUR GRANGER, Président du Guyana, a placé son intervention sous le signe de la sécurité des petits États dans le système international, posant les questions de savoir comment les peuples de ces pays seront protégés d’une agression étrangère?  « Comment leurs territoires seront-ils préservés d’une invasion et comment l’indépendance des plus récents d’entre eux sera garantie? » s’est-il également demandé devant l’Assemblée générale.

Pour lui, la réponse tient à un engagement renouvelé de la communauté internationale sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies et de sa Charte.  Rappelant que le 26 mai 2016, le Guyana fêterait le cinquantième anniversaire de son indépendance, M. Granger a déploré qu’au cours des cinq dernières décennies, son pays ait été empêché d’exploiter pleinement ses ressources naturelles par le Venezuela, « qui a menacé et dissuadé des investisseurs et contrarié notre développement économique ».  Depuis 50 ans, a-t-il poursuivi, le Venezuela occupe une partie de notre territoire, violant l’intégrité territoriale du Guyana.  L’incident le plus récent remonte au 10 octobre 2013, lorsqu’une corvette navale est entrée dans la zone maritime de notre pays pour en expulser un bateau qui conduisait des études sismiques, a précisé le Président.  Rejetant les prétentions du Venezuela sur « cinq régions » du Guyana, le Chef d’État a invoqué la Charte des Nations Unies, qui prévoit un règlement pacifique et négocié des conflits.

Affirmant que depuis 116 ans, le monde entier avait reconnu l’intégrité territoriale de Guyana à l’exception du Venezuela, M. Granger a dénoncé les visées expansionnistes de son voisin.  Mais il a aussi donné l’assurance que son gouvernement était engagé à continuer de faire des Caraïbes une zone de paix.  Il a réitéré que la « voie de la paix » serait la seule à être privilégiée.  Le Président en a donc appelé aux bons offices du Secrétaire général pour identifier des solutions dans le cadre de ce différend territorial.  « Les Nations Unies restent notre plus grand espoir », a conclu le Président.


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