Argentine

S.E. Mme Cristina Fernández de Kirchner, Président

28 septembre 2015 (70e session)

Argentina
Statement Summary: 

Mme CRISTINA FERNÁNDEZ DE KIRCHNER, Présidente de l’Argentine, s’est félicitée de la résolution adoptée le 10 septembre 2015 par l’Assemblée générale, par 136 voix pour, pour approuver les principes fondamentaux applicables à la restructuration de la dette souveraine, y voyant un véritable « triomphe ».  Elle a énoncé les principes qui doivent régir les négociations et le règlement de la dette, comme le respect de la souveraineté des pays, la bonne foi, la transparence ou encore l’impartialité.  Elle a rappelé que le défaut de paiement de l’Argentine, en 2001, a été causé par un endettement qui avait commencé en 1978 après le coup d’État.

Après que le Gouvernement a repris les commandes de l’économie, le 25 mai 2003, un processus de désendettement a pu commencer avec une première restructuration en 2005 puis une autre en 2010, a-t-elle rappelé.  N’oublions pas que la croissance la plus forte était dans les pays émergents, chez les « géants », a-t-elle dit en parlant des pays asiatiques comme la Chine.  L’Argentine, a-t-elle poursuivi, contribuait à la croissance de l’économie mondiale, malgré les fonds vautours qui exigeaient des remboursements à un taux de 92%.  Elle a dénoncé la logique capitaliste de ces « véritables prédateurs ».  Si nous leur avions payé une partie de notre dette, nous nous serions retrouvés dans une situation terrible, a-t-elle imaginé.  Elle a au contraire cité le bon exemple des lois antifonds vautours adoptées en Belgique, et insisté sur le fait que l’Argentine est en train de rembourser sa dette à des fonds qui viennent d’« un pays qui promeut le rêve américain mais où 1% de la population détient plus de 30% de la richesse ».

La Présidente s’est félicitée de l’accord conclu sur le dossier nucléaire iranien.  Elle a saisi cette occasion pour s’expliquer sur des accusations la concernant à propos d’un attentat survenu en 1994.  Elle a indiqué qu’un conseiller de la Maison Blanche sur les questions nucléaires était venu en Argentine, en 2013, pour lui demander de fournir du combustible nucléaire à l’Iran.  Elle a dit avoir alors exigé une demande par écrit et signée.  La démarche n’a pas abouti et maintenant que l’accord avec l’Iran a été signé, elle s’est demandé pourquoi son pays ne pourrait pas signer un simple accord de coopération judiciaire avec l’Iran, voyant là de l’« hypocrisie dans les relations diplomatiques ».  Elle a demandé au Congrès américain d’approuver l’accord.

Revenant sur l’affaire de l’attentat, elle s’est étonné que le jugement intervienne avec 14 ans de retard, au moment où on commence à avoir des informations sur les relations entre des éléments extérieurs et les fonds vautours.  Pourquoi l’agent du service des renseignements argentin qui était chargé de l’enquête au moment des faits se trouve maintenant aux États-Unis?  Chaque année, nous demandons la collaboration de l’Iran et des États-Unis pour faire toute la lumière sur cet attentat.  Tout est lié, s’est-elle dite convaincue.

« Vous pourriez vous demander pourquoi je passe tant de temps sur cette question?. »  On ne peut plus continuer avec l’hypocrisie et les politiques de « deux poids, deux mesures », a-t-elle lancé en invoquant « des intrigues internationales dignes de John Le Carré ».  Notre Gouvernement recherche toute la vérité et demande la collaboration de tous les pays, notamment celle des États-Unis, a-t-elle répété.


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