Rwanda

S.E. M. Paul Kagame, Président

25 septembre 2013 (68e session)

Statement Summary: 

M. PAUL KAGAME, Président du Rwanda, a déclaré que le monde avait beaucoup changé après la grave crise financière et la récession, en se félicitant des progrès accomplis notamment en matière d’accès à l’éducation et aux soins de santé et dans le domaine des technologies de l’information.  Il a cependant attiré l’attention sur les obstacles qui freinent la réalisation des objectifs de développement que les pays se sont fixés.

Le Président du Rwanda a estimé que ces objectifs n’avaient pas été placés dans leur contexte et conseillé aux gouvernements de protéger les personnes vulnérables en leur donnant une place dans la société.  Donnant l’exemple de son pays, il a mentionné les efforts entrepris pour garantir une bonne gouvernance, l’un des fondements du développement du Rwanda.  Il faudrait également miser davantage sur le rôle du secteur privé, en éliminant les restrictions tarifaires, a-t-il ajouté.

M. Kagame a aussi recommandé d’investir suffisamment dans les infrastructures de transport et dans l’énergie.  Il a estimé que la période de l’après-2015 devrait être marquée par des actions concrètes.  Le Rwanda est engagé à respecter la date butoir pour la réalisation des OMD, a-t-il assuré, en précisant que cela ne constituait pas une fin en soi.

En avril prochain, nous commémorerons le vingtième anniversaire du génocide, a-t-il rappelé.  « Le Rwanda est aujourd’hui une nation forte qui a vaincu l’adversité », a-t-il dit, en faisant l’éloge d’un pays désormais tourné vers l’avenir.  Il a expliqué que les Rwandais avançaient vers un nouveau chapitre de développement, en se fondant sur de nouveaux partenariats.  Il a souhaité que l’après-2015 soit solidement fondé sur le progrès, la dignité et l’espoir.

Venant aux questions relatives à la justice, le Président du Rwanda a fait remarquer que les Africains appuyaient le consensus mondial contre l’impunité et qu’ils étaient en faveur d’un système de justice approprié.  « Dans la pratique, cependant, la Cour pénale internationale (CPI) a agi en violation de ces principes en faisant preuve de préjugés contre les Africains », s’est-il plaint.  M. Kagame a estimé que la CPI avait « sapé les efforts de réconciliation et cherché à humilier les Africains et leurs dirigeants ».

M. Kagame a souligné les déficiences de la CPI, en particulier dans les procès engagés contre les dirigeants kenyans.  Il a regretté, à cet égard, que la Cour n’ait pas appuyé les efforts de réconciliation.  L’Assemblée générale et le Conseil de sécurité doivent examiner ces questions, ainsi que la problématique plus large englobant les différents tribunaux internationaux, a insisté M. Kagame.  Il a conclu son intervention en prônant un processus de réconciliation qui respecte la dignité des Africains.


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