Israël

S.E. M. Benjamin Netanyahu, Premier Ministre

1 Octobre 2013 (68e session)

S.E. M.Benjamin Netanyahu

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Résumé de la déclaration : 

M. BENJAMIN NETANYAHU, Premier Ministre, Ministre des affaires étrangères et Ministre des affaires publiques et de la diaspora de l’État d’Israël, a affirmé que l’espoir d’Israël en l’avenir est mis en danger par un Iran nucléarisé qui cherche à le détruire.  Pour M. Netanyahu, le nouveau Président iranien est un « serviteur loyal » du régime iranien et compte parmi les créateurs de la stratégie qui a permis à l’Iran de faire avancer son programme d’armement nucléaire.  La différence est que le Président Rouhani est un loup déguisé en mouton alors que l’ancien Président Ahmadinejad était un loup qui se montrait comme tel, a tranché le Premier Ministre israélien.

L’Iran est en train de se doter de l’arme nucléaire, a-t-il tranché, en affirmant que le pays a pour ambition de doubler sa quantité d’uranium enrichi, et de se doter de centrifugeuses sophistiquées et de réacteurs à eau lourde.  Ces « efforts considérables » ont continué « sans relâche » depuis l’élection du Président Rouhani, a dit le Premier Ministre. 

Face à cette situation, M. Netanyahu a estimé nécessaire de combiner sanctions et « menace militaire crédible ».  Parce que l’État est sous la pression de son peuple qui réclame la levée des sanctions, le Président Rouhani a lancé « une offensive de charme » consistant à faire des concessions minimes, tout en continuant les efforts pour se doter de la bombe le moment voulu.

Le Premier Ministre a avancé que l’Iran doit sans doute s’inspirer de la stratégie adoptée par la République populaire démocratique de Corée (RPDC) qui prétend elle aussi que son programme nucléaire est pacifique de nature et qui a l’habitude de faire des « concessions sans intérêts » en échange de la levée des sanctions qui lui sont imposées.  Or, a-t-il mis en garde, un Iran nucléarisé ne sera pas une, mais 50 RPDC.

La perspective d’un programme nucléaire iranien ferait de la région la plus instable de la planète un « véritable chaudron nucléaire ».  Le fanatisme de l’Iran est bien réel et pour prévenir la guerre demain il faut se montrer ferme aujourd’hui.  La seule solution diplomatique possible est celle qui entrainerait le démantèlement total du programme nucléaire iranien et qui empêcherait l’Iran de s’en doter à l’avenir.  Le dirigeant israélien a engagé l’Iran à cesser toute activité d’enrichissement de l’uranium, à éliminer tous ses stocks d’uranium enrichi, à démanteler toutes ses infrastructures et à stopper les activités de ses réacteurs à eau lourde.

À ceux qui disent qu’il faut laisser à l’Iran une capacité minime d’enrichissement d’uranium, le Premier Ministre israélien a rappelé les propos du Président Rouhani qui aurait affirmé, en 2005, qu’un pays capable d’enrichir l’uranium à 3,5% aura la capacité de l’enrichir à 19%.  C’est pour cela, a-t-il insisté, que le programme nucléaire iranien doit être entièrement démantelé de manière vérifiable.

M. Netanyahu a engagé la communauté internationale à maintenir, voire renforcer, si cela s’avère nécessaire, les sanctions et à ne pas accepter un accord partiel sur la levée des sanctions contre des « concessions cosmétiques ».  Les sanctions ne doivent être levées que quand l’Iran aura entièrement démantelé son programme nucléaire.  Avec l’Iran, plus la pression est grande, plus importantes sont les chances de succès diplomatique.  Méfiez-vous, démantelez et vérifiez, a conseillé le dirigeant israélien.

Face a une menace de ce type, a-t-il enchaîné, Israël n’aura pas d’autre choix que de se défendre et si la situation l’appelle, il est prêt à y aller tout seul.  Le danger d’un Iran nucléarisé a poussé de nombreux dirigeants arabes à reconnaître qu’Israël n’est pas leur ennemi.  Il faut espérer que ces nouveaux enjeux communs permettront de façonner un nouvel avenir pacifique dans la région.

Le Premier Ministre Netanyahu a aussi parlé des négociations en cours entre son pays et la Palestine.  Il a appuyé la création d’un État palestinien démilitarisé qui reconnaisse l’État juif.  Il a reconnu que la tâche n’est pas simple et a regretté que les Palestiniens ne se soient pas montrés, selon lui, prêts à faire des concessions difficiles.  Pour avoir la paix, a-t-il souligné, il faut reconnaître Israël et reconnaître ses besoins sécuritaires.  « Je suis prêt à faire un compromis historique, mais je ne compromettrai jamais la sécurité d’Israël », a-t-il martelé.


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