France

S.E. M. François Hollande,

24 septembre 2013 (68e session)

S.E. M.François Hollande

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Résumé de la déclaration : 

M. FRANÇOIS HOLLANDE, Président de la France, a affirmé que l’honneur de l’ONU était d’agir là où la liberté des peuples est bafouée, là où les droits fondamentaux sont compromis, là où l’extrémisme met en cause la sécurité internationale.  « C’est d’agir pour la paix », a-t-il ajouté, se concentrant sur la Syrie, où « il y a urgence ».  Le Chef de l’État français, rappelant que 120 000 personnes sont mortes, dont 90 000 depuis un an, qu’un quart de la population est déplacée et que deux millions de Syriens sont réfugiés, a estimé que le pire avait été atteint le 21 août dernier, à Damas, avec l’utilisation d’armes chimiques contre des civils.

M. Hollande a plaidé pour que le texte du projet de résolution sur la vérification et la destruction des stocks chimiques en Syrie, actuellement discuté au sein du Conseil de sécurité, ouvre la possibilité pour celui-ci de se saisir à tout moment de cette question.  De même, selon lui, la résolution doit prévoir des mesures sous le Chapitre VII de la Charte des Nations Unies en cas de non-respect des engagements syriens.  Enfin, la troisième exigence de la France est que ceux qui ont commis ces crimes doivent être tenus pour responsables devant la justice.

Pour faire cesser cette guerre la plus meurtrière depuis le début de ce siècle, une solution politique s’impose, a-t-il déclaré.  Le Président français, pour qui la Conférence Genève II doit se tenir dans les meilleurs délais, a souligné que l’objectif de celle-ci était d’installer un gouvernement de transition doté de tous les pouvoirs exécutifs dont la mission sera de rétablir la paix civile, de protéger toutes les communautés et d’organiser, le moment venu, des élections.

M. Hollande s’est attaché également à évoquer les « lueurs d’espoir » dans la région, la première d’entre elles étant la reprise de la négociation entre Israéliens et Palestiniens, qui, elle seule, permettra d’aboutir à la paix.

Les déclarations du nouveau Président iranien marquent également une évolution, a constaté le Président français, estimant néanmoins que ses mots devaient se traduire en actes, en particulier sur le dossier nucléaire.  La France, a-t-il dit, attend de l’Iran des gestes concrets qui témoignent que ce pays renonce à son programme nucléaire militaire.  M. Hollande a indiqué à cet égard avoir fait le choix d’un dialogue direct avec son homologue iranien Hassan Rohani qui n’exclut pas la fermeté.

S’agissant de l’Afrique, proie du terrorisme comme l’a montré l’attaque barbare de Nairobi, des victoires sont possibles, a jugé le Président français, citant en particulier le cas du Mali.  Néanmoins, la menace continue de peser dans tout le Sahel, ainsi qu’en Libye, où les armes circulent et où des groupes terrorises ont trouvé refuge, a-t-il observé.

En République centrafricaine, où le chaos s’est installé, une résolution du Conseil de sécurité doit donner mandat et accorder les moyens logistiques et financiers à une force africaine dont la première mission sera de rétablir la stabilité, a-t-il proposé.

En République démocratique du Congo (RDC), il est impératif, selon lui, de continuer à renforcer la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) et faire appliquer l’accord d’Addis-Abeba par toutes les parties et éviter toute interférence.

Pour que la communauté internationale puisse aider les pays africains à se protéger, la France organisera à la fin de l’année un sommet pour la paix et la sécurité en Afrique.  L’Europe sera présente pour permettre l’encadrement et la formation des armées africaines et pour lutter contre la piraterie et contre le trafic de drogues, a-t-il déclaré.

En matière de développement, M. Hollande a affirmé que la France, avec l’Europe, militait pour l’introduction de financements innovants.  Son pays, a-t-il rappelé, a ainsi mis en place la taxe sur les billets d’avion, qui bénéficie à UNITAID et rapporte un milliard d’euros depuis 2006 et a instauré une taxe sur les transactions financières, décidant d’affecter 10% de ses recettes à des actions dans le domaine de la santé, de l’accès à l’eau et à des énergies renouvelables.  Le Président français a également mis l’accent sur l’enjeu majeur que constitue la lutte contre le réchauffement climatique, ajoutant que son pays était prêt à accueillir en 2015 la Conférence mondiale sur le climat.

Enfin, M. Hollande a proposé un code de bonne conduite aux membres permanents du Conseil de sécurité pour qu’en cas de crime de masse ils renoncent collectivement à leur droit de veto.  Il a, de même, souhaité que les pouvoirs d’enquête du Secrétaire général soient renforcés.


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