Qatar

 H.H. Sheikh Hamad bin Khalifa Al-Thani, Amir

25 septembre 2012 (67e session)

H.H. Sheikh Hamad bin Khalifa Al-Thani

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Résumé de la déclaration : 

CHEIKH HAMAD BIN KHALIFA AL-THANI, Émir du Qatar, a constaté que le monde arabe traversait une période difficile et pleine de risques, mais également d’espoirs.  S’adressant à « ceux qui pourraient être mis mal à l’aise par ce qu’ils y voient et entendent », il a assuré que c’était là les soubresauts d’une nation qui reprenait enfin sa marche après avoir été victime de la dictature, de la dépendance et de la corruption.  Il a rappelé la guerre civile américaine et les importants troubles qui ont précédé l’unité européenne ou le succès de l’Asie, pour arguer que ce qui se passe dans sa région était « naturel et historique ».  En outre, à la différence du reste du monde, l’évolution de la situation dans le monde arabe se fait sous le feu des projecteurs et sous l’influence des médias électroniques sans aucune barrière ou protection de quelque sorte que ce soit.

 

Le processus de transition est menacé de toute part, a-t-il prévenu, en formulant l’espoir que l’Assemblée générale prendrait position pour appuyer la transformation historique actuellement en cours dans le monde arabe.

M. Al-Thani s’est plus particulièrement penché sur la situation en Syrie.  Constatant que tous les efforts possibles avaient été déployés en vain et que le Conseil de sécurité avait échoué à prendre position, il a estimé que le temps était venu pour les États arabes de s’ingérer et de « faire ce qui est nécessaire » pour mettre un terme à l’effusion de sang.  Il a argué qu’une situation analogue s’était présentée dans les années 70 lorsque les forces arabes sont intervenues au Liban.

Malgré toutes les souffrances du Moyen-Orient, le cœur du problème demeure la question palestinienne, a dit l’Émir.  Il a constaté que le processus de paix se trouvait au point mort à cause des colonies de peuplement.  Comment se fait-il que la communauté internationale ne fait rien pour mettre en œuvre les résolutions pertinentes?  Pourquoi le Conseil de sécurité n’adopte-t-il pas une résolution pour contraindre Israël à mettre un terme au blocus imposé à Gaza et à sa politique de peuplement? a-t-il fait mine de s’interroger.

M. Al-Thani a ensuite affirmé son attachement à la liberté d’expression, estimant toutefois qu’elle ne devait pas outrepasser certaines limites et devenir un outil pour blesser ou insulter la dignité d’autrui.  Il a rappelé que son gouvernement avait réclamé un dialogue entre les civilisations et les religions et que le Qatar avait également établi le Centre international pour le dialogue interconfessionnel.  Il a engagé « tout ceux qui font preuve de sagesse et de raison » et « ceux qui ont le pouvoir de décision au niveau international » à rédiger des lois internationalement agréées pour prévenir le blasphème tout en protégeant la liberté d’expression.

L’Émir du Qatar a par ailleurs annoncé que son pays accueillerait la dix-huitième Conférence des États parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, précisant que cette Conférence pourrait être l’occasion de rédiger une feuille de route contre les effets néfastes de ce phénomène. 


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