Djibouti

S.E. M. Mahmoud Ali Youssouf, Ministre des affaires étrangères

1 Octobre 2012 (67e session)

Djibouti
Statement Summary: 

M. MAHAMOUD ALI YOUSSOUF, Ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale de Djibouti, a commencé par faire remarquer que la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement reste compromise dans de nombreux pays africains.  Il a appelé de ses vœux la mise en œuvre intégrale du Programme d’action d’Istanbul en faveur des pays les moins avancés (PMA).  L’élimination de la pauvreté reste une priorité absolue sur le chemin du développement durable, a-t-il insisté.  Elle constitue un défi majeur pour de nombreuses populations du monde, y compris celle de la corne de l’Afrique.

En effet, cette région souffre des conséquences adverses des changements climatiques depuis quelques années déjà.  Prises dans le cycle des sécheresses chroniques et des inondations, les populations les plus vulnérables, a expliqué le Ministre, voient leurs moyens de subsistance anéantis.  Le Gouvernement djiboutien a mis en place des politiques sociales destinées à alléger le fardeau de la pauvreté extrême et de la faim et souhaite que ses partenaires continuent à l’appuyer.  M. Youssouf s’est dit convaincu que les objectifs du Secrétaire général « Zéro faim » sont réalisables, car ils s’inscrivent dans l’optique d’une stratégie intégrée et efficace impliquant tous les acteurs de la communauté internationale.  L’accès à l’eau potable et à l’assainissement continue également d’être un objectif crucial pour Djibouti.

Le Ministre s’est félicité de l’initiative de l’Union africaine recommandant l’adoption par la soixante-septième Assemblée générale d’une résolution contre les mutilations génitales féminines. 

Après avoir salué l’élection du nouveau Président somalien, il a fait remarquer que « la Somalie est à la croisée des chemins et aura plus que jamais besoin de l’appui et de la coopération de tous ses partenaires et amis ».  La fin de la transition en Somalie ne signifie pas l’aboutissement du processus de paix.  Il faut que toutes les étapes de la feuille de route soient menées à bien.  Sur le plan humanitaire la situation reste critique, et le problème des réfugiés et des déplacés internes reste une source de préoccupation.  À cet égard, la consolidation des acquis de la situation sécuritaire sera cruciale.  « Il nous semble désormais incontournable d’envisager la transformation des forces de la Mission de l’Union africaine en Somalie (AMISOM) en forces onusiennes de maintien de la paix », a déclaré M. Youssouf. 

Abordant ensuite la question du conflit frontalier de Djibouti avec l’Érythrée, il a dit que, deux ans après la signature de l’Accord de médiation, son pays attend toujours la démarcation de la frontière et le retour de ses prisonniers de guerre.

Alors que toutes les dispositions juridiques doivent être prises pour garantir la liberté d’expression, M. Youssouf a jugé tout aussi important que les actes malveillants d’incitation à la haine religieuse, à la discrimination ou à la violence, notamment à l’encontre des musulmans, soient condamnés et rejetés conformément aux instruments relatifs aux droits de l’homme.


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    Ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale
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