Costa Rica

S.E. M. Enrique Castillo, Ministre des affaires étrangères

1 Octobre 2012 (67e session)

S.E. M.Enrique Castillo

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Résumé de la déclaration : 

M. ENRIQUE CASTILLO BARRANTES, Ministre des affaires étrangères du Costa Rica, a indiqué qu’il y a un an, l’Assemblée générale avait été encouragée par le vent d’espoir en Afrique du Nord et au Moyen-Orient.  Cet espoir persiste aujourd’hui sous la forme de transition complexe vers la démocratie à l’exemple de la Tunisie, de l’Égypte et de la Libye.  Aujourd’hui plus qu’hier, cet espoir résonne encore plus fortement en raison de ce qui se passe en Syrie.  « Dans le même temps, nous sommes bouleversés par les manipulations de l’intolérance et de l’extrémisme, la résurgence des conflits territoriaux, la rhétorique guerrière de certains États, l’insensibilité des régimes autocratiques, les trafics de drogues et les crimes organisés, et la détérioration de l’environnement ».   

Devant ces défis, il est important de promouvoir une diplomatie préventive, la médiation et l’état de droit.  Le Ministre a fait état du succès de cette démarche en donnant des exemples de son pays qui avaient abouti à la signature d’accords de paix et valu le prix Nobel de la paix à son Président, M. Óscar Arias Sánchez. 

La région fait face aujourd’hui au trafic de drogues et à la criminalité transnationale organisée.  Malgré la stratégie régionale commune de prévention, les moyens des pays d’Amérique centrale sont limités.  Le Costa Rica refuse la notion de guerre pour qualifier cette situation.  Il a décidé de promouvoir des actions préventives, le renforcement des capacités de la police, celui du système judiciaire et la prise en charge des personnes dépendantes de la drogue.

Petit pays démocratique, sans armée, le Costa Rica s’appuie sur le multilatéralisme et le droit international pour se protéger.  Dès 1973, il a reconnu la compétence de la Cour internationale de Justice.  Dans ce contexte, il a porté plainte contre le Nicaragua qui avait déployé ses forces armées sur une partie du territoire costaricien.  Le pays a obtenu gain de cause mais regrette que le Nicaragua refuse de se soumettre à la décision de la Cour et continue de déployer du personnel civil.

S’agissant du traité sur le commerce des armes, le Costa Rica qui est un des pays auteurs du traité, regrette l’absence de consensus, « sombre moment pour la paix et la dignité humaine ».  En ce qui concerne le développement durable, le Costa Rica veut réaliser l’objectif émission zéro d’ici à 2021.  Vingt-cinq pourcent du territoire est constitué de parcs naturels et les 90% de l’énergie nationale proviennent de sources renouvelables.  Mais les efforts des petits pays ne seront pas suffisants si les grands pays ne s’engagent pas à déployer les mêmes efforts.  Devant ces défis, le Costa Rica appuie les recommandations du Secrétariat mondial et la réforme intégrale du Conseil de sécurité.


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