Zambie

S.E. Mme Lucy Mungoma, Secrétaire aux Affaires étrangères

27 septembre 2011 (66e session)

S.E. MmeLucy Mungoma

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Résumé de la déclaration : 

Mme LUCY MUNGOMA, Secrétaire permanente au Ministère des affaires étrangères de la Zambie, a souligné la nécessité pour la communauté internationale de résoudre les conflits sur le continent africain, y compris en Libye, dans les cadres établis par l’Union africaine.  « Les solutions locales ont plus de chance d’être respectées et acceptées par toutes les parties au conflit », a-t-elle fait valoir.  C’est ainsi que la Zambie s’aligne sur les efforts de médiation mis en place par l’Union africaine et appuie la feuille de route pour trouver une solution pacifique à la crise en Libye.  Mme Mungoma s’est toutefois dite préoccupée par les « nouvelles atrocités commises contre des Noirs » dans ce pays, ressortissants et migrants d’autres pays africains.  Elle a appelé l’ONU à condamner les auteurs de ces atrocités comme elle a condamné Qadhafi.

La stabilité politique a eu un impact positif sur le développement économique de la Zambie, a expliqué Mme Mungoma.  La croissance, estimée à 7% en 2011, doit encore se traduire par une réduction de la pauvreté et une amélioration du niveau de vie des citoyens.  La Zambie aspire à devenir un pays à revenu intermédiaire d’ici à 2030.  Elle est sur le point de réaliser 5 des 8 Objectifs du Millénaire pour le développement, notamment dans les domaines de l’éducation et de la réduction de la mortalité maternelle et infantile.  Néanmoins, ces progrès sont menacés par les effets négatifs de la récession économique mondiale, les promesses non tenues et la diminution de l’aide financière des partenaires.  En plus des défis posés par les maladies infectieuses, comme le VIH/sida, le paludisme et la tuberculose, a poursuivi Mme Mungoma, la Zambie est affectée par la croissance des maladies non transmissibles qui accompagnent l’urbanisation et l’industrialisation.

Mme Mungoma a remercié le Secrétaire général d’avoir organisé la Réunion de haut niveau sur la désertification et la dégradation des terres, car elle a estimé que la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification recevait moins de soutien que la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques et la Convention sur la diversité biologique.  Le sixième Plan de développement national de la Zambie pour 2011-2015 met d’ailleurs l’accent sur la gestion durable des terres.  Il est urgent de mettre en place un régime international pour les changements climatiques, a insisté Mme Mungoma.  « Les effets des changements climatiques sont bien réels et affectent déjà l’agriculture, l’eau, la santé et le tourisme. » 

Pour Mme Mungoma, les pays riches, qui sont historiquement responsables des émissions de gaz à effet de serre dans notre atmosphère, doivent prendre la tête de ce combat.  L’Afrique espère que les prochains pourparlers sur les changements climatiques, qui se tiendront à Durban, en décembre, seront un succès.  Par ailleurs, la Zambie appuie la déclaration faite vendredi par le Président de la Sierra Leone, en tant que Coordonnateur du Comité de 10 chefs d’État africains sur la réforme du Conseil de sécurité.
 


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