Uruguay

S.E. M. Danilo Astori, Vice-président

26 septembre 2011 (66e session)

Statement Summary: 

M. DANILO ASTORI, Vice-Président de l’Uruguay, a réaffirmé l’attachement de son pays au respect du droit international et à la cause de la paix et de la coexistence pacifique entre États.  À cet égard, l’Uruguay est pleinement engagé dans la promotion du dialogue et la recherche de consensus au plan international.  Il a salué l’admission du 193e État Membre aux Nations Unies, à savoir le Soudan du Sud, et a rappelé que son pays avait reconnu, en mars dernier, l’État de Palestine.  De l’avis du Vice-Président, « toutes les conditions sont réunies pour reconnaître universellement la Palestine » et pour que la solution de deux États devienne réalité.  Il a ajouté que pour son gouvernement, le peuple palestinien est en droit d’obtenir son propre État, tout comme le peuple israélien a le droit de vivre en paix et en sécurité, sans redouter des attentats terroristes.  L’Uruguay, a-t-il précisé, a toujours condamné de tels actes terroristes.  Le Vice-Président a également expliqué que la politique étrangère de son pays était à la fois guidée par le respect du droit international que celui des droits de l’homme et du droit international humanitaire.  À cet égard, il a remercié les États Membres d’avoir élu l’Uruguay pour présider le Conseil des droits de l’homme, et a assuré, qu’à ce titre, son pays ne ménagera aucun effort pour renforcer le système multilatéral de protection et de promotion des droits de l’homme.  Au cours de son mandat, l’Uruguay entend promouvoir une nouvelle culture du dialogue sur les droits de l’homme.  Il souhaite en outre renforcer le rôle du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme et des ressources dont il dispose, car il s’agit là d’un mécanisme clef pour la promotion et la protection des droits de l’homme.  De plus, cela permettrait au Haut-Commissariat aux droits de l’homme de pouvoir donner suite aux différents mandats que les États Membres lui assignent.  L’Uruguay espère pouvoir compter sur le plein appui des États Membres pour faire face à ce défi avec succès, a déclaré M. Astori.

Revenant sur la visite récente du Secrétaire général des Nations Unies en Uruguay, le Vice-Président a précisé qu’à cette occasion, la contribution que son pays continuait à apporter aux opérations de maintien de la paix avait été reconnue.  Avec environ 30% de ses forces armées dévouées à ces opérations, « cela fait de l’Uruguay le plus grand contributeur de troupes, proportionnellement à sa population, et le dixième en termes absolus », a indiqué le Vice-Président.  Compte tenu de la complexité croissante des missions de paix de l’ONU, son pays estime que la durabilité de ces missions sera impossible à moins de revoir sérieusement les ressources nécessaires à leur bonne marche et de mettre à niveau les conditions offertes par le système des Nations Unies, à la fois en ce qui concerne les équipements et les ressources humaines.  Le Vice-Président a ensuite évoqué le cas des cinq soldats uruguayens impliqués dans des actes de mauvaise conduite grave dans le cadre de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) et a expliqué que ces personnes étaient actuellement en prison en attendant leur procès.  « Mon gouvernement s’engage à sanctionner les coupables », a assuré M. Astori.  Le Vice-Président a également fait état de l’engagement de son pays en faveur du désarmement, et notamment l’élimination des armes nucléaires et autres armes de destruction massive.  En tant qu’État partie au Traité de Tlatelolco, l’Uruguay a contribué de manière décisive à la dénucléarisation de la région de l’Amérique latine et des Caraïbes et à renforcer le régime de non-prolifération à l’échelle mondiale, a-t-il expliqué.

Abordant le thème du débat général de cette année, il a souligné que la médiation et la diplomatie préventive, toutes deux des outils essentiels pour la prévention de conflits, étaient souvent du ressort d’organisations régionales, voire même de pays individuels, pour complémenter les initiatives des Nations Unies.  Il s’agit, selon lui de mettre en place un « esprit communautaire » qui suppose plus qu’une agrégation de volontés politiques individuelles.  Une approche systématique est nécessaire selon M. Astori.

Évoquant ensuite les changements climatiques, qui sont, selon lui, l’une des plus grandes menaces internationales, il a lancé un appel pour que des mesures concrètes soient adoptées immédiatement pour pouvoir y remédier.  Dans ce contexte, il a invité la communauté internationale à redoubler d’efforts à la veille de la prochaine Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, en particulier pour ce qui est de limiter les émissions de gaz à effet de serre et la pollution par le mercure.

Par ailleurs, il n’a pas manqué de soulever le fait que « la paix et la sécurité sont étroitement liées au développement durable ».  Rappelant que la Conférence Rio+20 approche à grand pas, le Vice–Président a estimé qu’il s’agissait là de l’opportunité pour renouveler l’engagement de la communauté internationale en vue de réaliser les objectifs fixés dans le Plan d’action de Johannesburg et par Action 21.  Pour relever ce défi, il estime essentiel que les questions de transfert de technologie, de formations techniques et de financement des pays en développement soient abordées.  Il a poursuivi en relevant l’importance de la question de la sécurité alimentaire, qui est l’une des priorités nationales de l’Uruguay.  « La situation actuelle dans ce domaine est le fruit de causes structurelles qui doivent être urgemment réglées de manière collective ».  À cet égard, il faudrait, selon lui, supprimer les subventions agricoles, car cela a contribué au fait que des pays qui, jusqu’il y a quelques décennies étaient autosuffisants d’un point de vue alimentaire, doivent aujourd’hui importer une large partie de leur consommation de pays qui subventionnent leur agriculture, a regretté le Vice-Président pour qui il s’agit là de la véritable origine de l’insécurité alimentaire à l’échelle mondiale.


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