Rwanda

S.E. M. Paul Kagame, Président

21 septembre 2011 (66e session)

Statement Summary: 

M. PAUL KAGAME, Président du Rwanda, a commencé son intervention en déclarant que la plupart des conflits qui ensanglantent le monde depuis des décennies se déroulent à l’intérieur même de certains États, avec des effets déstabilisateurs sur les pays voisins et le reste du monde.  Après avoir vanté les mérites du développement et de la réalisation des OMD, qui peuvent créer des conditions propices à la création d’un monde plus stable, il a rappelé que d’après les chiffres rendus publics par l’ONU, environ 7,1 milliards de dollars seraient investis dans ses opérations de maintien de la paix alors que cet argent pourrait être consacré à améliorer les vies de millions de personnes.  « Aussi, s’il est approprié de parler de la manière dont la médiation peut contribuer à la prévention et à la résolution des conflits, nous devrions également nous demander pourquoi, après des décennies de tentatives répétées, nous ne faisons toujours pas les progrès auxquels nos aspirons en la matière », a dit le Chef d’État rwandais.  Pour M. Kagame, il est crucial de prendre en considération la question de la marginalisation des peuples, de l’absence d’état de droit et de la bonne gouvernance.  C’est une question de bon sens politique et économique que d’investir dans la prévention des conflits, a-t-il poursuivi, mais il y a un domaine qui demeure négligé, c’est celui des problèmes de la jeunesse.  Cette génération porte moins de boulets historiques et politiques, et est davantage encline à tirer le meilleur parti de la mondialisation, a plaidé le Président rwandais, pour qui la jeunesse est formée d’innovateurs et de leaders rompus aux nouvelles technologies de la communication et de l’information.

Par ailleurs, si la médiation veut être couronnée de succès, elle doit venir en appui aux efforts déployés sur le plan national du pays touché par un conflit.  « Au Rwanda, les résultats les plus tangibles ont été obtenus parce que les solutions étaient locales », a assuré le Président Kagame.  Dans ce contexte, les organisations régionales et sous-régionales doivent jouer leur rôle, a-t-il ajouté, expliquant que la question de la mise en œuvre concrète des résolutions adoptées devait être aussi prise en compte.  Jugeant limité l’impact des efforts des « experts en médiation étrangers », Paul Kagame a indiqué que l’appropriation nationale était cruciale dans le cadre de la médiation.  L’option la plus viable reste l’autonomisation des citoyens, surtout les jeunes, par leur propre gouvernement, de manière à leur donner les clefs de leur avenir.  « Les solutions les plus durables sont celles qui viennent du pays lui-même », a conclu le Président rwandais.
 


Source

Déclaration

Sessions précédentes