Îles Marshall

S.E. M. John M. Silk, Ministre des affaires étrangères

26 septembre 2011 (66e session)

S.E. M.John M. Silk

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Résumé de la déclaration : 

M. JOHN SILK, Ministre des affaires étrangères des Îles Marshall, a exhorté les Nations Unies à reconnaître les conséquences des essais nucléaires menés par les États-Unis sur la population des Îles Marshall.  Il a déploré que le Secrétaire général n’ait pas saisi l’opportunité de prendre les mesures qui permettraient de mettre un terme à ce chapitre douloureux de l’histoire de son pays.  Il a souhaité que les Nations Unies aient un jour le courage de reconnaître ce qui a été fait et de présenter des excuses aux habitants des Îles Marshall.

M. Silk a ensuite indiqué que les engagements pour le développement durable et la préservation des stocks halieutiques ne pouvaient plus être ignorés par les partenaires régionaux de son pays, y compris par la Commission des pêches du Pacifique occidental et central (CPPOC).  Il a appelé en conséquence à la mise en œuvre des mesures protectives établies par les parties à l’Accord de Nauru, afin de protéger les stocks et de ménager la place qui revient aux Îles Marshall en tant qu’acteur économique à part entière de la pêche au thon dans le Pacifique.

Le Ministre a ensuite exhorté la communauté internationale à porter une attention accrue, lors de l’examen de l’agenda de « Rio+20 », au passage à une « économie bleue », afin de s’assurer du développement durable des océans.  Il s’est ensuite félicité de la visite du Secrétaire général dans la région du Pacifique, estimant que M. Ban Ki-moon a pu s’assurer en personne de la menace existentielle que les changements climatiques font peser sur les États insulaires de la région.  Il a déploré qu’une poignée de pays ait réussi à empêcher la communauté internationale de respecter les objectifs qu’elle s’était fixés dans le domaine du développement durable et qui conditionnent la survie des pays comme les Îles Marshall.  Il a indiqué que son pays, de concert avec le Mexique, allait demander aux Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques de considérer l’utilisation du droit de vote comme moyen de dernier recours.  M. Silk a également souhaité que le Conseil de sécurité reconnaisse les changements climatiques comme une menace à la paix et à la sécurité internationales.  « Nous n’avons pas besoin de sympathie.  Nous avons besoin de solutions politiques », a-t-il déclaré.


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