Liban

S.E. M. Michel Sleiman, Président

21 septembre 2011 (66e session)

Lebanon
Statement Summary: 

M. MICHEL SLEIMAN, Président du Liban, a déclaré que cette session de l’Assemblée générale se tenait dans un contexte dominé par d’importantes questions arabes et par les efforts légitimes déployés pour la reconnaissance de l’État de Palestine et son admission comme membre à part entière des Nations Unies, questions qui s’ajoutent aux tensions persistantes dans la péninsule coréenne, aux évolutions positives sur le continent africain, aux efforts soutenus déployés pour contrôler les répercussions de la crise financière mondiale, aux catastrophes naturelles et à la persistance du terrorisme.

Le Liban, a souligné M. Sleiman, est engagé lui-même à respecter les principes ayant trait aux libertés civiles, en particulier celui de la liberté d’opinion et de croyance, et de la souveraineté populaire, de même que celui de l’alternance au pouvoir avec la participation active aux affaires publiques de toutes les communautés.  Il a ajouté que son pays s’était engagé à respecter les résolutions de la légalité internationale, notamment celles qui sont relatives au Tribunal spécial pour le Liban.  Le Président libanais a par ailleurs mis l’accent sur la nécessité de suivre les changements opérés dans le monde arabe afin que ces évolutions puissent servir ses intérêts communs, solidifier ses progrès et sa dignité tout en le préservant de tout basculement vers l’extrémisme, vers le chaos ou vers la division sur des bases sectaires ou religieuses.

Pour M. Sleiman, il est urgent d’imposer, dans le cadre d’un processus intégré, une solution juste et globale à tous les aspects du conflit au Moyen-Orient, sur la base des résolutions de la légalité internationale, des Termes de référence de Madrid, et de toutes les dispositions de l’Initiative de paix arabe.  Il est grand temps de parvenir à une entente historique après des décennies marquées par des sentiments d’injustice et d’hostilité, qui ont aussi été des décennies de guerres et d’occasions manquées, a-t-il déclaré.  M. Sleiman a ainsi mis l’accent sur l’importance des efforts palestiniens visant à faire reconnaître leur État et à le faire admettre, au sein des Nations Unies, comme État Membre à part entière.  Néanmoins, un tel aboutissement ne saurait constituer une solution définitive à la question palestinienne, a-t-il indiqué.  Il a ainsi souligné la nécessité de résoudre la question des réfugiés et celle du droit au retour.

Le Chef de l’État libanais a rappelé que son pays, il y a quelques jours, avait accueilli la deuxième Réunion des États parties à la Convention sur les armes à sous-munitions.  La Réunion s’est conclue par l’adoption de la « Déclaration de Beyrouth ».  Ces armes, a-t-il dit, continuent de menacer des civils et des enfants innocents au Sud-Liban.  Il a appelé à condamner Israël et à contraindre ce pays à dédommager le Liban pour les souffrances et les dommages importants causés par ces armes sur les populations.  Israël, doit aussi être condamné pour ses agressions répétées contre le Liban, a dit M. Sleiman.

Le Liban, a-t-il poursuivi, réitère son engagement dans la mise en œuvre, cinq ans après son adoption, de la résolution 1701 (2006) du Conseil de sécurité, et appelle une nouvelle fois la communauté internationale à faire pression sur Israël pour qu’il en applique toutes les dispositions.  M. Sleiman a, de même, salué le rôle essentiel joué par la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) au Sud-Liban.

Pour M. Sleiman, si les Nations Unies assument un rôle sans cesse croissant depuis la fin de la guerre froide en maintenant la paix et la sécurité internationales et en intervenant pour résoudre les différends dans de nombreuses régions troublées du monde, celles-ci demeurent néanmoins incapables de prouver leur efficacité au Moyen-Orient, où de grands dangers menacent encore la paix et la sécurité internationale.  Ces menaces résultent de l’attitude d’Israël, a-t-il accusé.  Selon le Président libanais, il convient donc de faire aboutir les négociations sur la réforme du Conseil de sécurité, afin que cet organe puisse être adapté à la nouvelle situation géopolitique mondiale et être en mesure de garantir la mise en œuvre de ses résolutions contraignantes, en particulier celles liées au conflit israélo-arabe.


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