Équateur

S.E. M. Francisco Carrión-Mena, Représentant permanent auprès de l’ONU

27 septembre 2011 (66e session)

Ecuador
Statement Summary: 

M. FRANCISCO CARRION-MENA (Équateur) a estimé que la débâcle financière mondiale était « le symptôme de la crise d’un système qui a privilégié l’économie spéculo-financière par rapport à l’économie réelle ».  Selon lui, la gravité de la crise aurait dû entraîner une réforme du système financier international.  Le monde attend toujours une véritable alliance mondiale pour promouvoir le développement pour le peuple, « unique objet de nos efforts », a poursuivi M. Carrion-Mena.  Il a défendu la création de nouveaux mécanismes financiers régionaux, avec l’adoption d’un régime de change spécifique et d’une monnaie régionale.  La création de la banque du Sud vise ainsi à financer les projets de développement, avec un fonds de réserve commun à l’Amérique latine pour faire face à la crise.

La crise du multilatéralisme s’est également illustrée par l’absence de réactions politiques, a insisté le représentant de l’Équateur, avant d’appeler à la démocratisation du Conseil de sécurité.  L’Équateur, qui a assumé la présidence du Comité spécial de la décolonisation en 2010, reconnaît que les moyens pacifiques de solution des différends sont les seuls mécanismes légitimes pour une paix durable entre les peuples.  M. Carrion-Mena a condamné « l’interprétation abusive des résolutions du Conseil de sécurité » qui n’encourage pas des relations d’amitié entre les États. 

Par ailleurs, il a rappelé que l’Équateur avait reconnu la Palestine en tant qu’État indépendant en décembre 2010 et accueilli favorablement sa demande d’admission à l’ONU.  Il a vivement condamné le blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis à Cuba.

S’agissant de la conférence Rio+20, le représentant a souhaité un nouveau compromis politique pour le développement durable sur les aspects économique, social et environnemental.  Il faut respecter les engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre, insister sur le transfert de ressources financières nouvelles et complémentaires, articuler les instruments internationaux avec le développement durable en vue d’instaurer ce que l’Équateur appelle « le bien vivre ».  Le Président de l’Équateur, le 23 septembre dernier, a rappelé à la communauté internationale la proposition « Yasuni ITT » qui a reçu une réponse extraordinaire de la part des citoyens du monde car elle met en avant des idées novatrices pour faire face aux défis. 

Le représentant a souligné l’importance du droit au développement, du droit à l’eau et des droits des populations autochtones.  Il a exprimé son refus de la législation adoptée par certains États qui empêchent l’exercice par les migrants de leurs droits fondamentaux.  Enfin, l’Équateur est un territoire de paix qui proclame le désarmement universel et souhaite éradiquer le trafic illicite des armes légères.  Le traité sur le commerce des armes devra avoir une nature non discriminatoire.  « Si nous n’agissons pas ici, aujourd’hui, rien ne servira de débattre de la restauration du rôle central de l’ONU », a conclu le représentant.
 


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Déclaration

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