République populaire démocratique de Corée

S.E. M. Pak Kil Yon, Vice-Ministre des affaires étrangères

27 septembre 2011 (66e session)

Democratic People’s Republic of Korea
Statement Summary: 

M. PAK KIL YON, Vice-Ministre des affaires étrangères de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), a relevé que cette année marquait le vingtième anniversaire de l’entrée de son pays au sein des Nations Unies.  Il a regretté l’utilisation par certains pays de la force contre d’autres nations en interférant ainsi dans leurs affaires intérieures, et ce, sous le couvert des Nations Unies.  Il a ajouté qu’une telle réalité interpellait les Membres des Nations Unies, réaffirmant la nécessité de défendre la paix et la souveraineté des nations tel qu’il est prescrit dans la Charte des Nations Unies.  Le représentant a souhaité une accélération du processus des réformes de l’Organisation. 

Cela fait bien longtemps, a-t-il dit, que l’Assemblée générale a adopté des résolutions allant dans le sens du démantèlement du commandement des Nations Unies en Corée du Sud et mettant fin au blocus économique de Cuba par les États-Unis, sans que ces résolutions ne soient appliquées.  Ces exemples, a-t-il noté, permettent de comprendre l’urgence d’accorder plus de pouvoir à l’Assemblée générale.  Toujours au sujet des Nations Unies, M. Pak a regretté que la Troisième Commission, chargée des questions sociales, humanitaires et culturelles, choisisse arbitrairement les pays faisant l’objet de discussions au sujet de leur situation en rapport avec les droits de l’homme, ceci, a-t-il poursuivi, en respect d’intérêts et de valeurs occidentales.

Le représentant de la RPDC a dit souhaiter que la Conférence des Nations Unies sur le développement durable, qui se tient l’an prochain à Rio, au Brésil, puisse permettre de trouver des accords sur des sujets tels que la création d’un cadre environnemental propice au développement, l’établissement d’un cadre d’échanges commerciaux juste et le respect des engagements des donateurs au sujet de l’aide publique au développement. 

Au sujet de la Palestine, il a estimé qu’il était du devoir de l’ONU de la reconnaître comme un État Membre à part entière.  Il a rappelé que son pays avait reconnu la Palestine en 1988.  Affirmant que des forces extérieures avaient créé la division de la péninsule coréenne, il a regretté que, malgré les aspirations pour la paix des populations coréennes, des exercices nucléaires à caractère belliqueux continuent d’être menés à l’encontre de son pays.  C’est dans ce contexte, a-t-il indiqué, que la RPDC a proposé, l’année dernière, de remplacer l’armistice signée il y a plus de 50 ans par un accord de paix.  Il a également soutenu que, tant qu’il existe de l’hostilité entre son pays et les États-Unis, la dénucléarisation de la péninsule coréenne ne pourrait se faire.

Poursuivant par le souhait de son pays de voir naître un État fédéral entre les deux Corées, en accord avec la Déclaration commune entre les deux parties du 15 juin 2000, le Ministre a évoqué l’ambition des nouvelles autorités sud-coréennes d’absorber la partie nord de la péninsule dans une formule d’« unification par l’absorption ».  Il a réaffirmé que la formule de la fédération apparaissait être la meilleure option pour une coexistence pacifique des deux Corées. 

 


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