Qatar

S.M. Sheikh Hamad bin Khalifa Al-Thani, Amir

23 septembre 2010 (65e session)

S.M.Sheikh Hamad bin Khalifa Al-Thani

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Résumé de la déclaration : 

SHEIKH HAMAD BIN KHALIFA AL-THANI, Émir de l’état du Qatar, a commencé par rappeler que le Moyen-Orient était une région du monde sous très haute tension.  La question de la Palestine attend une solution juste depuis des décennies; la situation reste précaire en Somalie, en Afghanistan et en Iraq; et la crise nucléaire iranienne exige un dénouement pacifique.  Il a souligné l’importance de rechercher une solution au travers de moyens pacifiques et diplomatiques et d’un dialogue direct fructueux entre les États-Unis et la République islamique d’Iran.  Stabiliser le Moyen-Orient et le golfe Persique est une tâche difficile qui ne pourra être atteinte qu’en renonçant à l’usage de la force, en faisant de ces régions une zone exempte d’armes de destruction massive et en réglant les litiges bilatéraux et les conflits régionaux sur la base du droit international, de la Charte et des résolutions des Nations Unies, a-t-il ajouté.  Pour l’Émir du Qatar, la persistance d’Israël à violer le droit international humanitaire a été démontrée dans l’« acte de piraterie » perpétré contre des activistes pacifiques qui tentaient de briser le « siège injuste et inhumain » imposé aux Palestiniens de Gaza.  Il a rappelé que la seule paix acceptable, durable et garantie est celle qui garantit les droits du peuple palestinien, en particulier l’établissement de leur État avec pour capitale Jérusalem.

Évoquant ensuite la question du terrorisme, M. Al-Thani a indiqué que, tout en reconnaissant l’existence de certaines pratiques relevant du terrorisme, il n’était pas d’accord avec l’idée selon laquelle le terrorisme découle de la religion musulmane: « Il s’agit d’une injustice historique réfutée par les événements récents », a-t-il dit.  Ainsi, au XXe siècle, des actions violentes ont eu lieu aux États-Unis, en Europe et en Asie et personne n’a dit que le terrorisme était américain, européen ou asiatique.  Cette violence était plutôt attribuée à des causes politiques, économiques, sociales et même idéologiques, a-t-il expliqué.  « Mais ce que nous avons vu et enduré au début du XXIe siècle et qui a été désigné sous le nom de ˝ guerre contre la terreur ˝ n’avait rien à voir avec les relations internationales et nous a plongés dans une guerre sans limites, ni finalité, ni logique, ni justification morale ou juridique », a estimé l’Émir.  Même si l’Administration américaine actuelle a cessé d’utiliser le terme de « guerre contre la terreur », des initiatives plus claires et audacieuses se font toujours attendre.  Le terrorisme, a poursuivi l’Émir du Qatar, ne devrait pas être combattu par des guerres.  Ce qu’il faut craindre par-dessus tout, c’est que la guerre contre la terreur se transforme en transactions commerciales, en contrats financiers et en armées de mercenaires se livrant à des assassinats sans égard pour le droit international, a-t-il estimé.  Le Qatar, pour sa part, s’efforce de promouvoir le dialogue pour résoudre les conflits, a assuré l’Émir, citant les exemples du Liban, du Yémen ou du Soudan.


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