Rwanda

S.E. M. Paul Kagame, Président

24 septembre 2009 (64e session)

Statement Summary: 

M. PAUL KAGAME, Président du Rwanda, a déclaré que cette session de l’Assemblée générale donnait l’occasion de réfléchir aux meilleurs moyens de réconcilier développement socioéconomique et respect de l’environnement.  Selon lui, nous vivons une époque d’innovations scientifiques, technologiques et entrepreneuriales extraordinaires qui peuvent nous aider à surmonter ce défi.  Le G-20 joue un rôle crucial dans le rétablissement de la stabilité économique; mais ne devrions-nous pas élargir ce Groupe à d’autres nations qui sont plus vulnérables aux décisions prises par quelques-uns? s’est demandé M. Kagame.  Toutes les nations devraient être parties prenantes à ces discussions importantes, parce que chacune a une contribution à faire, a estimé le chef de l’État rwandais.  « Il est temps d’embrasser le vrai multilatéralisme », a-t-il insisté, avant de dire que les pays en développement appréciaient les mesures correctives prises par le G-8 et le G-20 pour accélérer le redressement économique, mais qu’il était évident que la plupart des propositions faites jusqu’à présent étaient loin de correspondre aux actions concrètes exigées pour aider les pays à faible revenu.

L’amélioration de la gouvernance mondiale doit aussi prendre en compte la question de la justice internationale, a poursuivi M. Kagame, qui a annoncé que son Gouvernement accorderait une attention particulière aux résolutions présentées par l’Assemblée générale sur cette question au cours de cette session.  Évoquant ensuite la situation dans la Communauté d’Afrique de l’Est, le Président rwandais a jugé qu’il n’y avait pas de meilleure solution aux difficultés économiques actuelles autre que la création de larges marchés régionaux susceptibles de relancer la productivité des États Membres.  Rappelant ensuite les droits et obligations qui incombent à tous en matière de lutte contre les changements climatiques, Paul Kagame a évoqué les contributions « modestes mais proportionnées » faites par son pays à l’approche de la Conférence de Copenhague et les mesures prises s’agissant de la reforestation.

En ce qui concerne la paix et la sécurité, il a estimé que des progrès significatifs avaient été accomplis pour répondre aux problèmes qui se posent dans la région des Grands Lacs.  Les dirigeants de la région reconnaissent que des solutions locales, à commencer par un effort régional conjoint, peuvent ramener une paix durable.  « C’est dans ce contexte, qu’avec nos collègues et voisins de la République démocratique du Congo (RDC), nous faisons face à la cause profonde de l’instabilité dans notre région, à savoir les forces négatives qui posent une menace depuis 1994 », a-t-il précisé.

En conclusion, le Président Kagame a jugé que la tâche la plus urgente de la communauté internationale était de renforcer l’avenir de toutes les nations en promouvant la prospérité économique –« notre objectif moral »-, d’améliorer la paix et la stabilité de toutes les régions en comptant sur les acteurs régionaux, et d’engager le monde dans le vrai multilatéralisme – « notre vision partagée ».


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