Guatemala

S.E. M. Álvaro Colom Caballeros, Président

24 septembre 2009 (64e session)

S.E. M.Álvaro Colom Caballeros

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Résumé de la déclaration : 

M. ÁLVARO COLOM CABALLEROS, Président du Guatemala, a tenu à réaffirmer l’engagement de son pays en faveur du multilatéralisme, en général et des Nations Unies, en particulier.  Il a rappelé le « rôle de premier plan » joué par l’ONU dans l’histoire récente de son pays.  Le Président a rappelé que le Guatemala a été fortement touché par la crise économique et financière mondiale.  Cette dernière a rendu difficile la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement, a affirmé le Président.

En outre, en raison de la pire sécheresse de ces 30 dernières années, l’état d’urgence a été déclaré, au début de ce mois de septembre, alors que la capacité d’action du pays se voit gravement limitée par les contraintes budgétaires.  Le Président a donc souligné « le rôle complémentaire de la coopération internationale ».  Il a souhaité que les délibérations du G-20 à Pittsburgh tiennent compte des préoccupations des petites et moyennes économies.

Le Président a ensuite stigmatisé « l’insécurité », en arguant qu’une grande partie de la criminalité organisée est de nature transnationale.  Cette criminalité devrait donc être traitée par une approche intégrée et multilatérale.  Le trafic de drogues qui transite par l’isthme d’Amérique centrale génère un tel volume de revenus que sa capacité à affaiblir les institutions démocratiques est véritablement « alarmante », a dit le Président en réclamant, ici aussi, le renforcement de la coopération internationale. 

En troisième lieu, le Président a abordé la question du réchauffement climatique, en rappelant que son pays est l’un des plus vulnérables à ce phénomène.  Il a joint sa voix à celles des autres délégations pour réclamer des « résultats tangibles et quantifiables » à l’issue de la Conférence de Copenhague.

Après avoir réitéré l’engagement de son pays en faveur des droits de l’homme, le Président a rappelé que c’est la réponse rapide de la communauté internationale et la réaction de son Gouvernement qui ont permis d’éviter « le coup d’État technique » que voulaient mener les opposants aux réformes démocratiques après le « regrettable » assassinat d’un avocat connu.

Le Président a ajouté que, grâce à la Commission internationale contre l’impunité au Guatemala, les accusations dirigées contre les plus hautes sphères du Gouvernement se sont révélées injustifiées.  Il a déploré les événements qui ont secoué la « république sœur » du Honduras le 28 juin 2009.  « Nous ne pouvons ni ne devons accepter un précédent qui consiste à renverser un gouvernement par un coup d’État », a tranché le Président.  Il s’est, par ailleurs, félicité d’avoir une « issue honorable » au conflit territorial historique qui opposait son pays au Belize, avec la signature d’un Accord spécial en décembre 2008.
 


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