Côte D’Ivoire

S.E. M. Daniel Kablan Duncan, Ministre des affaires étrangères

26 septembre 2012 (67e session)

Côte D’Ivoire
Statement Summary: 

M.DANIEL KABLAN DUNCAN, Ministre d’État, Ministre des affaires étrangères de la Côte d’Ivoire, a estimé « qu’aujourd’hui plus qu’hier, nous devons renforcer notre système de sécurité collective et nous assurer qu’il est doté de tous les moyens nécessaires à son efficacité ».  La Côte d’Ivoire ne ménage aucun effort dans la recherche de solutions durables autant à la crise nationale postélectorale, qu’au niveau régional, avec notamment les situations au Mali et en Guinée-Bissau, a assuré le Ministre.  La sécurité de l’Afrique de l’Ouest est sérieusement mise à mal par des crises militaro-politiques orchestrées par des militaires et des mouvements rebelles ou terroristes, a-t-il rappelé, avant de préciser que la CEDEAO travaille inlassablement pour le retour de l’ordre constitutionnel et la restauration de la démocratie au Mali et en Guinée-Bissau.  Si la situation s’est normalisée en Guinée-Bissau, elle reste très préoccupante au nord du Mali, et la CEDEAO envisage le déploiement d’une force militaire, à la demande du Gouvernement malien, pour aider l’armée malienne à défendre l’intégrité territoriale du pays, a indiqué M. Kablan Duncan.  Le Ministre n’a pas manqué de souligner que l’envoi d’une telle force requiert un appui conséquent de l’Union africaine, des Nations Unies et de tous les partenaires au développement.  Face à la réalité des entités non étatiques impliquées dans les conflits actuels en Guinée-Bissau et au Mali, le Ministre des affaires étrangères ivoirien a constaté à regret à quel point les instruments actuels de règlement de conflits sont incomplets parce qu’ils sont essentiellement fondés sur la négociation et la conciliation.

 

« Il est aujourd’hui un fait que la recrudescence du terrorisme dans la région du Sahel en fait un sanctuaire, une zone de non-droit, qui confronte l’Afrique de l’Ouest à la montée d’autres fléaux dangereux non seulement pour la région, mais aussi pour des régions plus éloignées, comme l’Europe », a affirmé le Ministre, qui a cité parmi ces fléaux le trafic et le transit de drogues, le trafic illicite d’armes; la criminalité transfrontalière, le terrorisme, ainsi que la piraterie dans le golfe de Guinée.  L’éradication de ces fléaux appelle une action concertée et diligente de la CEDEAO, de l’Union africaine et des Nations Unies, a-t-il estimé.  À cet égard, M. Kablan Duncan s’est réjouit de la création du Centre des Nations Unies pour combattre le terrorisme, qui est financé et abrité par l’Arabie saoudite, ainsi que de la proposition du Secrétaire général de nommer un coordonnateur des Nations Unies pour la lutte contre le terrorisme.  Il a salué également la proposition du Secrétaire général de faciliter l’organisation d’un Sommet de chefs d’État de la région en vue d’élaborer une stratégie régionale de lutte contre la piraterie maritime, en collaboration avec l’Union africaine.  S’agissant de la réforme du Conseil de sécurité, le Ministre a estimé que pour qu’il puisse être efficace dans ses décisions, lorsqu’il consacre les 2/3 de son travail au continent africain, il est plus qu’impératif que l’Afrique dispose d’une position de membre permanent avec droit de veto et selon les modalités définies dans le consensus d’Ezulwini.


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