France

H.E. Mr. Nicolas Sarkozy, President

21 September 2011 (66th Session)

H.E. Mr.Nicolas Sarkozy

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Statement Summary: 

M. NICOLAS SARKOZY, Président de la République française, a déclaré que le « printemps arabe » a levé une immense espérance de Tunis au Caire, de Tripoli à Damas, de Benghazi à Sanaa.  Décevoir cette espérance, a-t-il prévenu, donnerait raison aux fanatiques qui n’ont pas renoncé à dresser l’Islam contre l’Occident.  M. Sarkozy a dit que face à cette aspiration à la liberté et à la démocratie, que les peuples arabes ont si courageusement exprimée, nous ne pouvons pas répondre en perpétuant la tragédie de l’affrontement israélo-palestinien qui nourrit tant de souffrances et de rancœur.  Ce miraculeux printemps des peuples arabes, qui fait partout souffler un vent nouveau, nous impose plus que jamais comme une obligation morale et politique de résoudre enfin le conflit du Moyen-Orient, a insisté le Président Sarkozy.  Notant que la méthode utilisée jusqu’à présent a échoué, il a appelé à changer de méthode et de cesser de croire qu’un seul pays ou un petit groupe de pays pourra résoudre un problème d’une telle complexité.  Tout en reconnaissant que la paix ne sera faite que par les Israéliens et par les Palestiniens, M. Sarkozy a estimé que fixer des conditions préalables à la négociation, c’était se condamner à l’échec.  Tous les éléments d’une solution sont connus, a-t-il rappelé, en citant la Conférence de Madrid de 1991, le discours du Président Obama du 19 mai 2011, la Feuille de route, l’Initiative de paix arabe et les paramètres agréés par l’Union européenne.  Face à 60 ans d’immobilisme, la France propose d’accueillir, dès cet automne, une conférence des donateurs afin que les Palestiniens puissent parachever la construction de leur futur État, a dit M. Sarkozy.  Parce qu’il n’y a pas de solution parfaite, choisissons la voie du compromis, qui n’est pas un renoncement, qui n’est pas un reniement, mais qui permettra d’avancer, étape par étape, a-t-il ajouté.

 

Le Président de la France a appuyé le droit des Palestiniens à obtenir la création d’un État palestinien démocratique, viable et pacifique qui serait, pour Israël, la meilleure garantie de sa sécurité.  Aux Israéliens qui demandent des garanties pour cette paix, il a dit avec force que la France serait immédiatement aux côtés d’Israël, si quiconque menaçait son existence.  Notant qu’une reconnaissance pleine et entière du statut d’État Membre de l’ONU ne peut être obtenue dans l’immédiat, notamment en raison d’un manque de confiance entre les principaux acteurs, le Président Sarkozy a proposé une étape intermédiaire consistant à envisager pour la Palestine le statut d’État observateur aux Nations Unies.  Ce serait un pas important qui permettrait de sortir de 60 ans d’immobilisme qui fait le lit des extrémistes.  « Nous redonnerions un espoir aux Palestiniens en marquant des progrès vers le statut final », a-t-il assuré.  L’objectif ultime c’est bien la reconnaissance mutuelle de deux États nations pour deux peuples, établis sur la base des lignes de 1967 avec des échanges de territoires agréés et équivalents.  Il a demandé que l’Assemblée générale, qui en a le pouvoir, décide d’avancer, décide de sortir du piège mortel de la paralysie.  Il serait trop accablant que l’Assemblée générale de l’ONU ne profite pas de l’opportunité du réveil des peuples arabes au service de la démocratie pour régler un problème qui fait le malheur de ces deux peuples qui, de toutes façons, sont condamnés à vivre côte à côte.  « Rassurons Israël et donnons un espoir au peuple palestinien », a-t-il dit avant de conclure.


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