Maroc

S.E. M. Aziz Akhannouch, Chef de gouvernement

20 septembre 2022

Résumé de la déclaration: 

Devant les turbulences que traversent le système multilatéral, M.°AZIZ AKHANNOUCH, Chef du Gouvernement du Royaume du Maroc, a demandé aux États Membres sils souhaitent une Organisation capable de conduire les transformations stratégiques, « ou voulons-nous quelle se limite à la seule gestion de crise »?  Les pays africains, a-t-il ensuite noté, sont les plus touchés par les effets de la crise économique entraînée par la crise géopolitique mondiale, car ils subissent de plein fouet la flambée des prix des denrées alimentaires et des sources dénergie, qui anéantissent leurs acquis de développement durable.  Cependant, lAfrique dispose de toutes les ressources pour transformer les défis en opportunités et sortir renforcée de cette crise, a assuré MAkhannouch.  Cela dit, pour y parvenir, la coopération internationale doit être renforcée vis-à-vis du continent, à travers la réduction de la dette et le lancement dinitiatives de développement intégré.  Il est aussi de la responsabilité des pays avancés de mobiliser les ressources financières et technologiques nécessaires au profit des pays africains pour leur permettre de relever le défi climatique, a-t-il ajouté. 

M. Akhannouch a ensuite renouvelé lengagement de son pays à trouver une solution politique pérenne au conflit régional du « Sahara marocain », sur la base de linitiative marocaine dautonomie, qui bénéficie du soutien du Conseil de sécurité et de plus de 90°États.  Sur le terrain, les « provinces du sud du Royaume » poursuivent leur développement « irréversible », dans le cadre du nouveau modèle de développement lancé par le Roi Mohammed°VI en 2015.  Tous les habitants de cette région participent pleinement à toutes les étapes de la mise en œuvre de ce plan, par le truchement de leurs représentants démocratiquement élus au sein du Conseil du Sahara marocain, a expliqué M.°Akhannouch.  Pour lui, la participation active des habitants du Sahara marocain à la vie sociale, économique et politique est bien la preuve de leur attachement à lappartenance du Sahara au Maroc.   

Nous avons annoncé la tenue de plusieurs tables rondes dont lobjectif est daboutir à une solution viable et réaliste sur la base du consensus et conformément aux résolutions du Conseil de sécurité, la plus récente étant la°2602, a poursuivi MAkhannouch.  Dans ce contexte, « la participation de bonne foi de lAlgérie », dans la reconnaissance de « sa responsabilité dans ce conflit artificiel », constitue la première condition pour un règlement définitif de la crise, a souligné le Chef du Gouvernement.  Il a ensuite exprimé la préoccupation de son pays au sujet de la situation humanitaire « catastrophique » et de « labsence de tout état de droit » dans le camp de Tindouf, où lAlgérie serait en « flagrante violation du droit international humanitaire ».  Nous appelons « une fois encore » la communauté internationale à exhorter lAlgérie à répondre aux appels lancés par le Conseil de sécurité depuis 2011 et à permettre au Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) dorganiser un recensement des habitants du camp de Tindouf, a ajouté le Chef du Gouvernement marocain.


Source

Droit de réponse

Première déclaration (22 septembre 2022)

À son tour, la représentante du Maroc, réagissant au droit de réponse algérien concernant le différend régional sur le Sahara marocain, a souligné que l’Algérie était bien partie concernée, ce qui était démontré par le fait qu’elle était mentionnée dans toutes les résolutions du Conseil de sécurité. Elle a affirmé que l’Algérie avait créé le Front POLISARIO, l’accueillait, le finançait et l’hébergeait.  Elle a rappelé que le processus de table ronde avait été acté et confirmé par le Conseil de sécurité et a appelé l’Algérie à y participer de bonne foi, soulignant en outre que la proposition du Sahara marocain était soutenue par plus de 90 États.

Source: AG/12449

Deuxième déclaration (26 septembre 2022)

Répondant à la délégation de l’Algérie, la représentante du Maroc a dénoncé une nouvelle instrumentalisation de l’Assemblée générale pour véhiculer « des contre-vérités » sur le Sahara marocain.  Selon elle, la question du Sahara marocain est une question de recouvrement de la souveraineté territoriale du Maroc et non de décolonisation.  Précisant que le Maroc a récupéré ce territoire par la négociation et de manière pacifique, conformément aux résolutions du Conseil de sécurité, elle a estimé que son pays a irrévocablement recouvré sa souveraineté sur le Sahara marocain au travers de la signature de l’Accord de Madrid, le 14 novembre 1975.  Elle a également relevé que cette question est inscrite sur l’agenda du Conseil de sécurité sous le Chapitre VI de la Charte relatif au règlement pacifique des différends, avant d’assurer que « le Sahara a toujours été marocain et le restera éternellement ».  Le Sahara marocain connaît un fort développement et sa population vit dans la quiétude et dans la pleine jouissance de ses droits, a assuré la déléguée, ajoutant que le Conseil de sécurité, seule instance en charge de sa situation, a établi les paramètres devant présider au règlement définitif, comme stipulés dans les résolutions pertinentes.  Relevant à cet égard que lesdites résolutions définissent les participants au processus de tables rondes, elle a souligné que « l’entité fantoche », citée par la délégation algérienne, n’est pas reconnue par l’ONU et ne fait nullement partie des discussions.  Alors que l’Algérie a réclamé la reprise du processus onusien, le Maroc lance un appel à l’Algérie pour qu’elle reprenne sa place dans les tables rondes, qui sont l’émanation du Conseil de sécurité, a conclu la représentante.

Source: AG/12452

Déclaration

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