Îles Marshall

S.E. M. David Kabua, Président

20 septembre 2022

Résumé de la déclaration: 

M. DAVID KABUA, Président des Îles Marshall, a estimé que l’ONU reste la scène internationale majeure.  Mais si le monde ne répond pas de manière adéquate aux nations insulaires et à mesure que les mers montent, alors l’ONU ne servirait à rien.  M. Kabua s’est joint à d’autres pays, et en particulier aux pays voisins insulaires du Pacifique, pour condamner la poursuite de l’agression et des crimes de guerre de la Fédération de Russie en Ukraine.  Nous le faisons non seulement en tant que membre des Nations Unies, mais aussi en réponse à une instabilité mondiale plus large qui a un impact direct sur notre propre région insulaire, a—t-il expliqué.  Les Îles Marshall est fière de coprésider le « Groupe des amis de la responsabilité » à la suite de l’agression contre l’Ukraine, a-t-il dit, ajoutant que son pays soutient les enquêtes indépendantes du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies et de la Cour pénale internationale. 

Le Président a ensuite condamné les récentes actions militaires de la Chine dans le détroit de Taïwan.  Cela a menacé de perturber la paix et la sécurité dans la région indopacifique et dans le monde entier, a-t-il dit.  Il est essentiel que l’héritage et les défis contemporains des essais nucléaires soient mieux abordés, a souligné le Président, en évoquant les relations de son pays avec les États-Unis.  Il a rappelé que les Îles Marshall ont été le site de 67 essais nucléaires et d’armes thermonucléaires pendant 12 ans, quand le pays était placé sous la tutelle de l’ONU et des États-Unis.  Les impacts de ces essais sur nos droits humains, notre terre, notre culture, notre santé et nos vies sont des fardeaux qu’aucune autre nation ou pays ne devrait avoir à supporter, a—t-il déclaré, tout en plaidant pour l’élimination du risque nucléaire.  

Le Président a déclaré qu’en tant que membre de la famille des îles du Pacifique, les Îles Marshall considèrent que leur plus grand défi, leur principale menace, réside dans les changements climatiques.  Il y a plus de 30 ans, dans cette grande salle et au Sommet de Rio, nos dirigeants ont tiré la sonnette d’alarme et averti de ses terribles conséquences, a rappelé M. Kabua.  Et pourtant, après toutes ces années, le monde n’a pas réussi à briser sa dépendance aux combustibles fossiles, s’est-il désolé, déplorant le fait que « nous n’investissons pas assez dans l’adaptation vitale, en particulier pour les petites îles ».  Il a rappelé également que son pays avait proposé une taxe sur le carbone pour le transport maritime international, qui stimulera la transition vers un transport maritime neutre en émissions de carbone, canalisant ainsi les ressources des pollueurs vers les plus vulnérables.  

M. Kabua a ensuite salué la publication d’un rapport de la Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme sur la situation des droits de l’homme dans la région du Xinjiang en Chine.  Selon lui, la communauté internationale doit réagir.  Il a en outre appelé à des efforts beaucoup plus importants pour conclure un accord ambitieux sur un instrument sur la biodiversité marine au-delà de la juridiction nationale, en vertu de la Convention sur le droit de la mer des Nations Unies.  Aujourd’hui, nous appelons l’ONU à mieux accueillir Taïwan et son peuple dans notre famille, a-t-il lancé, avant d’appeler à des progrès dans la réalisation de la réforme du Conseil de sécurité de l’ONU. 


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