Mongolie

S.E. M. Khurelsukh Ukhnaa, Premier Ministre

28 septembre 2018

Statement Summary: 

M. KHURELSUKH UKHNAA, Premier Ministre de la Mongolie a signalé qu’en 2017, les dépenses militaires mondiales représentaient 1,7 mille milliards de dollars, le niveau le plus élevé depuis la fin de la Guerre froide, et que cette course aux armements est en train de déstabiliser des régions entières.  Il a ensuite rappelé l’engagement de la Mongolie en faveur de la résolution pacifique des conflits. 

« Il y a un proverbe mongol qui dit qu’il vaut mieux donner une aiguille par temps de besoin plutôt qu’un chameau par temps d’opulence », a poursuivi le Premier Ministre.  Il a rappelé que son pays avait par exemple recueilli des centaines d’orphelins de la République populaire démocratique de Corée après la guerre de Corée, avant d’annoncer que la Mongolie, qui compte parmi les trente plus importants pays contributeurs de troupes aux opérations de paix de l’ONU, envisage d’augmenter encore sa participation.

M. Ukhnaa s’est félicité de l’évolution positive de la situation dans la péninsule coréenne.  Il a parlé du lancement, en 2014, du Dialogue d’Oulan-Bator sur la sécurité en Asie du Nord-Est, afin de faire le point sur les activités de réduction des risques de catastrophe menées par la Mongolie.

Le Premier Ministre a ensuite constaté que de nombreux conflits actuels sont provoqués par le choc des civilisations et des religions.  La Mongolie est l’un des rares pays à ne pas avoir connu dans son histoire de guerre ethnique ou religieuse, a-t-il poursuivi, en insistant sur l’importance, pour le monde, du legs de tolérance religieuse de l’empire mongol.  Il a rappelé le rôle joué par la Mongolie au sein de la Conférence bouddhiste d’Asie pour la paix et a estimé que le mécanisme de dialogue qu’elle propose est plus pertinent que jamais.  La Mongolie compte donc revitaliser ses activités au niveau régional et international et accueillera par ailleurs, en mars 2019, la Conférence sur la liberté religieuse. 

Poursuivant, M. Ukhnaa a indiqué que la croissance économique de la Mongolie avait connu une nette poussée au cours des deux dernières années, mais qu’elle demeure instable en raison de sa forte dépendance sur les activités extractives et de la volatilité des prix.  Cela rend l’allocation de ressources financières pour la mise en œuvre des objectifs de développement durable particulièrement difficile, a-t-il signalé.  De plus, si cette croissance économique a permis de faire sensiblement baisser le chômage, le taux de pauvreté demeure inchangé.  Des mesures sont donc prévues pour réduire les écarts entre les revenus, entre autres.

Le Premier Ministre a ensuite insisté sur les avancées de son pays dans le domaine du respect des droits de l’homme, en particulier s’agissant de l’égalité des genres et de la promotion de la liberté d’expression.  Il a espéré que le pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, qui doit être adopté à Marrakech en décembre prochain, devienne un document important pour la protection des droits des migrants. 

En outre, la Mongolie connaît un taux important d’urbanisation avec tous les défis que cela engendre comme, par exemple, l’inadéquation du nombre d’école et de la qualité de l’enseignement.  Des mesures sont prévues pour faire face à ce problème, ainsi qu’à la surfréquentation des hôpitaux, la pollution de l’air et le taux de chômage dans la capitale, Oulan-Bator, qui est trois fois plus élevé que la moyenne nationale.  De plus, près de 5% de la population mongole en âge de travailler travaille à l’étranger.  Nous avons besoin de mesures globales sur l’assurance santé et le phénomène de la double citoyenneté, a-t-il dit.

Enfin, le Premier Ministre a souligné la nécessité de lutter contre les conséquences des changements climatiques.  Il a indiqué que le Centre international d’étude et d’analyse pour les pays en développement sans littoral, le premier de son genre, avait ouvert ses portes à Oulan-Bator au mois de mai.  Il a indiqué que les phénomènes météorologiques extrêmes, comme les séismes, la désertification, l’érosion des sols et les incendies de forêts, sont de plus en plus préoccupant pour la Mongolie, d’autant plus que son économie dépend principalement des industries extractives et de l’agriculture.


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