Jordanie

S.M.  Abdullah II ibn Al Hussein, Roi

25 septembre 2018

Statement Summary: 

M. ABDULLAH II IBN AL HUSSEIN, Roi de Jordanie, a entamé son discours par un plaidoyer en faveur de l’action collective.  « Lorsque les États Membres s’unissent derrière une cause commune, nous en sortons tous gagnants », a-t-il dit, rappelant le rôle clef de l’action collective dans la maîtrise des crises de sa région, « y compris la crise principale: le refus prolongé d’un État palestinien ». 

Chacune des résolutions de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité sur cette question, a-t-il dit, reconnaît le droit du peuple palestinien à la paix, à la dignité et à l’espoir.  « C’est l’essence de la solution des deux États, la seule voie possible vers une paix complète et durable », a estimé le Roi de Jordanie, appelant de ces vœux la création d’un État palestinien d’après le tracé des frontières d’avant 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale.  Cet État, a-t-il poursuivi, coexisterait pacifiquement avec celui d’Israël, qui serait lui pleinement intégré dans la région et reconnu par tous les pays arabes et musulmans à travers le monde.  Ces derniers sont, selon lui, acquis à la cause d’une paix complète depuis longtemps, comme en témoigne depuis maintenant 16 ans l’Initiative de paix arabe.

Quelle est l’alternative proposée par certain à cette vision? s’est interrogé le souverain, « un État unique binational, dont les fondations même iraient à l’encontre de l’égalité de son propre peuple? »  À ses yeux, il s’agit là de la « réalité veule et antidémocratique » d’une solution basée sur un État unique.  Ce n’est pas une alternative, a-t-il insisté, mais « un abandon de la paix, une nouvelle façon d’abdiquer du travail de réconciliation et le contraire de ce dont les deux parties ont besoin ».

Le Roi Abdullah II a ainsi appelé Palestiniens et Israéliens à travailler de concert pour parvenir à un accord.  « Un accord unilatéral n’existe pas », a-t-il dit, appelant également les pays de la région à se garder de prendre des mesures susceptibles de compromettre les négociations, telles que des annexions illégales, des confiscations de terres ou des menaces d’usage de la force.  Il nous faut également soutenir financièrement l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA).

En tant que gardien des sites religieux chrétiens et musulmans à Jérusalem, le souverain a également exhorté la communauté internationale à défendre « l’héritage et la paix » de la ville sainte et à s’opposer aux tentatives visant à remettre en cause son statut historique. 

Outre le conflit israélo-palestinien, le Roi de Jordanie a rappelé que l’action collective était également vitale pour résoudre d’autres conflits et crises à travers le monde.  Sur cette base, il a indiqué que son pays continuerait d’appuyer les efforts multilatéraux pour aider la Syrie à trouver une solution politique à sa crise actuelle, sur la base du processus de Genève et de la résolution 2254 du Conseil de sécurité, afin de préserver l’unité, la souveraineté et l’intégrité territoriale du pays.

Mettre en œuvre une réponse globale pour lutter contre le terrorisme exige également une action collective, a poursuivi le souverain, pour qui le combat contre les « hors la loi de l’Islam » n’est pas fini.  Pour gagner cette guerre, les États Membres doivent selon lui adopter une approche globale, basée sur l’ouverture et l’espoir.  « Sur Internet comme dans le monde réel, nous devons contrer toutes, et je dis bien toutes les idéologies de haine, y compris l’islamophobie », a-t-il déclaré.

Le Roi Abdullah II a enfin appelé à renforcer la réponse collective à la crise globale des réfugiés.  Comme beaucoup d’entre vous le savent, a-t-il dit, la Jordanie porte de manière disproportionnée le « fardeau » de cette crise.  « Nous avons partagé nos maigres ressources, notre nourriture et notre énergie, notre eau précieuse », a-t-il rappelé, expliquant que cette crise a limité la croissance économique jordanienne.  À ses yeux, le sacrifice consenti par les pays d’accueil ne pourra se poursuivre que si les pays donateurs tiennent leur promesse en matière de développement et d’aide humanitaire.


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