Afrique du Sud

S.E. M. Matamela Cyril Ramaphosa, Président

25 septembre 2018

Statement Summary: 

Pour sa toute première intervention au débat général de l’Assemblée générale en sa qualité de Chef d’État, M. MATAMELA CYRIL RAMAPHOSA, Président de l’Afrique du Sud, s’est félicité que l’Assemblée ait proclamé la période 2019-2028 Décennie de la paix Nelson Mandela.  Dans un « océan de doutes », l’ONU reste selon lui l’outil le plus puissant dont dispose la communauté internationale pour régler les crises et résoudre des problèmes auquel seul le multilatéralisme peut répondre.  Or, l’un des obstacles persistants à la réalisation de la prospérité mondiale, c’est l’exclusion de millions de jeunes gens âgés de moins de 30 ans, hommes et femmes.  Dans ce contexte, a estimé le Chef d’État, nous devons privilégier l’intérêt des jeunes, en particulier les femmes qui sont souvent plus vulnérables.  Nous devons agir, avec à l’esprit le « même sentiment d’urgence » que pour mettre fin aux conflits prolongés, comme celui qui touche les Palestiniens depuis des décennies, a exhorté le Président.  « Il nous faut faire tout notre possible pour nous attaquer au chômage des jeunes et tirer le meilleur parti de la révolution dite numérique », a-t-il ajouté.

En vue de mieux répondre aux défis contemporains, des institutions comme l’ONU, la Banque mondiale, le Fonds monétaire international (FMI) ou l’Organisation mondiale du commerce (OMC) doivent être réformées et renforcées, a recommandé le dirigeant.  C’est tout particulièrement vrai du Conseil de sécurité, auquel l’Afrique du Sud sera candidate pour siéger entre 2019 à 2020.  L’histoire de l’économie mondiale le démontre, a argué M. Ramaphosa: aucun pays ne peut prospérer durablement au détriment des autres.  Il faut donc assumer nos responsabilités collectives, comme s’efforce de le faire l’Afrique du Sud, en respectant les dispositions du Programme de développement durable à l’horizon 2030, du Programme d’Action d’Addis-Abeba sur le financement du développement et de l’Accord de Paris sur les changements climatiques.  « Pris ensemble, ces instruments reflètent notre engagement commun à faire échec à la pauvreté, au sous-développement et la détérioration de l’environnement », a résumé le Président.  L’Afrique, qui a la population la plus jeune au monde, peut, a conclu M. Ramaphosa, devenir la « prochaine frontière de la croissance mondiale ».  C’est cette génération-là qui changera le monde, a-t-il lancé en conclusion.


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