Union européenne

S.E. M. Donald Tusk, Président du Conseil européen

20 septembre 2017 (72e session)

European Union
Statement Summary: 

M. DONALD TUSK, Président du Conseil européen de l’Union européenne, s’est prononcé en faveur de la liberté et d’un ordre mondial fondé sur des règles, conditions sine qua non de la paix, de la stabilité et d’une économie qui profite à tous.  Les Nations Unies, a-t-il poursuivi, constituent le meilleur outil que nous avons pour faire face aux conflits, à la famine, aux déplacements forcés et à la menace nucléaire. 

Après avoir rappelé que les États membres de l’Union européenne fournissent le tiers du budget de l’ONU et des opérations de maintien de la paix, il a exprimé le souhait que les Nations Unies deviennent une organisation « plus énergique et moins bureaucratique ».  Les plans de réforme de l’ONU présentement à l’étude sont le « minimum requis », a déclaré M. Tusk.

Malgré un « déclin dans l’estime populaire » au cours des dernières années, l’ONU demeure un outil important de notre « volonté collective », a-t-il poursuivi, citant en exemple la décision du Conseil de sécurité d’imposer des sanctions à la République populaire démocratique de Corée à la suite de tests nucléaires, un signe de « vrai leadership et d’unité ».  « Mais ce n’est pas suffisant », a averti M. Tusk, appelant, avec le Japon et la République de Corée, à une dénucléarisation pacifique de la péninsule coréenne, ainsi qu’à la pleine mise en œuvre du Plan d’action global commun avec l’Iran, qui « renforce notre sécurité à tous ».

Se tournant vers l’Afrique, il a souhaité que l’Europe travaille de concert avec les pays africains sur les questions de sécurité, de lutte antiterroriste et de croissance économique.  Il s’est en outre réjoui de l’occasion de discuter de ces sujets au Sommet Afrique-Europe, qui se tiendra en novembre en Côte d’Ivoire.  M. Tusk a également souligné la participation de l’Union européenne aux opérations de maintien de la paix de l’ONU et à l’aide humanitaire en République centrafricaine, au Mali, au Soudan du Sud ainsi que dans le bassin du lac Tchad.  Cependant, a-t-il ajouté, nous devons faire plus avant qu’il ne soit « vraiment trop tard ». 

S’agissant de la crise mondiale des réfugiés, il a estimé que l’Europe « continue d’assumer ses responsabilités » en accueillant les réfugiés et en apportant une aide aux États situés à proximité des zones de conflit.  L’Union européenne appuie à cet égard le processus de développement par les Nations Unies d’un pacte mondial sur les réfugiés et la migration, et appelle la communauté internationale à accroître sa participation au financement de l’aide humanitaire et à la réinstallation des réfugiés et des déplacés.  Le Président du Conseil européen s’est par ailleurs félicité de la décision du Procureur de la Cour pénale internationale (CPI) d’ouvrir une enquête pour crimes contre l’humanité contre les passeurs en Libye.

Malgré la défaite attendue de Daech « en tant qu’entité territoriale », la poursuite des attaques terroristes en Europe montre que la menace persiste, a poursuivi le Président du Conseil européen, appelant à un renforcement de la lutte mondiale contre le terrorisme et l’extrémisme violent.  Après avoir salué la mise sur pied du Forum mondial de l’Internet contre le terrorisme, en collaboration avec les Nations Unies, il a appelé les entreprises en ligne à effacer les contenus de nature extrémiste.  Il a aussi invité les leaders musulmans à dénoncer avec force l’extrémisme islamiste. 

En ce qui concerne les changements climatiques, le Président Tusk a réaffirmé la détermination de l’Union européenne à mettre en application, le plus rapidement possible, l’Accord de Paris sur les changements climatiques, en tant que pierre angulaire des efforts internationaux visant à mettre en œuvre le Programme de développement durable à l’horizon 2030. 

Le monde, a poursuivi M. Tusk, « louvoie entre l’espoir et la peur ».  Alors que l’économie et les échanges sont en expansion, les tensions sécuritaires sont à la hausse et la pertinence de la coopération internationale est remise en question.  Nous devons relever le défi de faire de l’action internationale un outil « robuste, crédible et transformatif », a-t-il insisté, rappelant que l’UE et l’ONU ont été créées en réponse aux « atrocités de la Seconde Guerre mondiale ».  Devant les situations en « noir et blanc », comme le chantage nucléaire nord-coréen, le terrorisme ou l’agression de l’Ukraine, l’ONU et l’Union européenne ne peuvent se montrer hésitantes.  Les Nations Unies ne doivent pas « lâchement chercher un compromis » avec le « mal », a-t-il conclu, mais plutôt mobiliser la communauté internationale pour le combattre.
 


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