Turquie

S.E. M. Recep Tayyip Erdoğan, Président

19 septembre 2017

S.E. M.Recep Tayyip Erdoğan

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Résumé de la déclaration : 

M. RECEP TAYYIP ERDOĞAN, Président de la Turquie, a plaidé pour « une coopération sincère » au sein de l’ONU, une « nouvelle perspective » pour promouvoir la paix dans le monde et a détaillé la politique étrangère « audacieuse et humanitaire » de son pays.  La Turquie ne pouvait pas rester indifférente face à la tragédie vécue par le peuple syrien, a-t-il dit, précisant que son pays accueillait plus de trois millions de réfugiés syriens. 

Il a souligné la contribution de son pays à la revitalisation du processus de Genève, avant de mentionner les rencontres d’Astana, lancées conjointement avec la Fédération de Russie et la République islamique d’Iran, en vue de l’établissement d’un cessez-le-feu permanent dans le pays. 

Le Président turc a souligné l’insuffisance de l’aide apportée à son pays dans l’accueil des réfugiés syriens et dans les efforts visant à tarir l’afflux de réfugiés en Europe.  Il a chiffré à plus de 30 milliards de dollars le coût de l’accueil des réfugiés dans les camps en Turquie, l’Union européenne n’ayant déboursé que 820 millions d’euros sur les « 3 milliards + 3 milliards d’euros » promis. 

L’assistance apportée par le biais de l’ONU s’élève à 520 millions de dollars, a-t-il dit, en appelant les pays à partager le fardeau de cet accueil. 

M. Erdoğan a ensuite détaillé la lutte de son pays contre les organisations terroristes telles que Daech et le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) qui tirent profit de l’instabilité en Syrie et en Iraq.  Notre combat contre l’organisation terroriste FETO, qui a mené un coup d’État pour modifier le régime démocratique et légitime de la Turquie, se poursuit, a-t-il dit. 

Le Président a accusé les groupes et forces qui prétendent lutter contre Daech dans la région de ne pas avoir en réalité un tel objectif.  Les efforts des Unités de protection du peuple (PYD) visant à changer la composition démographique des régions qu’il a capturées et à tuer ceux qui s’y opposent constituent un crime contre l’humanité, a-t-il dénoncé.  « Si la lutte contre Daech n’est pas menée sur une base légitime, il sera alors inévitable que le monde soit menacé par de nouveaux Daech. »

En Iraq, M. Erdoğan a souligné que les demandes d’indépendance pouvaient conduire à de nouvelles crises, avant d’appeler le gouvernement régional kurde iraquien à abandonner son initiative allant en ce sens.  « Ignorer la position déterminée et claire de la Turquie sur ce sujet pourrait mener à un processus de nature à priver ce gouvernement régional des opportunités qui sont actuellement à sa disposition. »

Il a dénoncé les influences d’organisations terroristes en Libye et au Yémen, avant de demander le règlement immédiat de la crise dans la région du Golfe.  Les sanctions qui frappent le Qatar doivent être levées, a-t-il dit.  M. Erdoğan a exhorté l’Arabie saoudite, « grand frère de la région », à faire montre d’une volonté sincère dans le règlement de la crise. 

S’agissant de la Palestine, « blessure béante du monde », le Président turc a exhorté Israël à cesser ses activités de peuplement illégales et à s’engager en faveur de la solution des deux États.  Il s’est dit attristé par la fin du processus de négociation concernant Chypre « en raison de la position incompréhensible de la partie grecque chypriote ». 

Il a ensuite dénoncé le nettoyage ethnique dont les Rohingya, minorité musulmane, sont victimes au Myanmar.  Si la communauté internationale ne remédie pas à cette tragédie, ce sera une autre tâche sur sa conscience, a-t-il accusé, avant de mentionner les efforts de son pays allant en ce sens. 

Enfin, le Président de la Turquie a demandé que le Conseil de sécurité soit plus « démocratique, transparent et efficace ».  Il a proposé qu’il soit composé de 20 membres dotés des mêmes prérogatives et d’un mandat de deux ans, la moitié d’entre eux étant remplacés chaque année.  Ainsi, tous les pays du monde auraient leur mot à dire au sein de cette institution, a-t-il poursuivi. 

« Je voulais rappeler qu’au-delà de la couleur de nos visages et de nos yeux, nos larmes sont les mêmes », a conclu M. Erdoğan.


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