République tchèque

S.E. M. Miloš Zeman, Président

19 septembre 2017

S.E. M.Miloš Zeman

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Résumé de la déclaration : 

M. MILOŠ ZEMAN, Président de la République tchèque, a cité deux ouvrages qui l’avaient marqué dans sa jeunesse, « La fin de l’histoire et le dernier homme », de Francis Fukuyama, et « Le choc des civilisations », de Samuel Huntington.  Le premier décrit une nouvelle utopie où tous les pays auraient le même système politique fondé sur une démocratie parlementaire libérale, « un rêve, mais un beau rêve », a-t-il estimé.  Le deuxième était réaliste et cynique, prédisant le conflit progressif de différents types de civilisation.

Aujourd’hui, la civilisation se fonde sur la terreur, a remarqué le Président en prenant pour preuve les actes terroristes commis en Europe et au-delà.  « Malheureusement, nous hésitons toujours à lutter contre cette anticivilisation terroriste en utilisant toute notre puissance. »

Il a rappelé avoir émis, il y a un an, des critiques à l’encontre des Nations Unies incapables de définir le terme terrorisme, et ce, depuis 70 ans.  Il s’est toutefois félicité des mesures prises par le Secrétaire général avec la création du Bureau de lutte contre le terrorisme, une solution raisonnable avec des solutions pratiques.

Le Président a souligné qu’il existe 38 organismes ou institutions de lutte contre le terrorisme sous l’égide des Nations Unies.  « Plus il y en a, plus les organisations terroristes prospèrent », a-t-il ironisé, en plaidant plutôt pour un bureau unique doté de tous les moyens nécessaires, y compris une force militaire. 

Il a aussi remarqué que la migration s’explique parfois par des actes terroristes, comme en Syrie ou en Iraq, et que les terroristes se cachent dans les flux migratoires en Europe ou ailleurs.  « Si je comprends ceux qui disent qu’il faut accueillir les migrants, la migration massive des pays africains ou autres représente une fuite de cerveaux de jeunes en bonne santé », a-t-il noté en soulignant que ce phénomène affaiblit le potentiel des pays.  Pour lui, ceux qui accueillent ces migrants facilitent cette fuite des cerveaux et ne font qu’accentuer le retard des pays d’origine.  « Il ne faut pas soutenir la migration », en a-t-il conclu.

De l’avis du Président, la guerre contre le terrorisme doit se fonder sur un objectif historique.  Il a dit qu’il fallait avoir la conviction qu’on pouvait la gagner, comme à Barcelone où les gens ont affirmé ne pas avoir peur.

Il a conclu en citant Martin Luther: « Si la fin du monde était demain, je voudrais planter aujourd’hui un pommier. »


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