Micronésie (États fédérés de)

S.E. M. Yosiwo George, Vice-président

23 septembre 2017

S.E. M.Yosiwo George

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Résumé de la déclaration : 

M. YOSIWO GEORGE, Vice-Président des États fédérés de Micronésie, a déclaré que le monde ne pouvait plus ignorer le lien entre les changements climatiques et les « méga-tempêtes » qui ont dévasté plusieurs pays au cours des derniers jours, causant le déplacement de milliers de personnes.  Ces phénomènes, a-t-il noté, ont également une incidence sur le réchauffement des océans et la hausse du niveau des mers.

Les changements climatiques représentent l’une des menaces les plus sérieuses à la paix et à la sécurité internationales, mettant en péril « l’existence même de nos îles », a poursuivi le Vice-Président.  Alors que la réforme des Nations Unies se poursuit, l’Assemblée générale doit faire de cette question une priorité, a-t-il plaidé, renouvelant son appel en faveur de la nomination d’un envoyé spécial pour les changements climatiques et la sécurité.  

Pour M. George, la lutte contre les changements climatiques est une condition essentielle à la réalisation du Programme de développement durable à l’horizon 2030, y compris l’éradication de la pauvreté et la mise sur pied d’infrastructures résilientes.  Le monde doit « saisir l’occasion » offerte par la ratification de l’Accord de Paris sur les changements climatiques pour approfondir la coopération internationale sur cette question, a-t-il plaidé, ajoutant que la Micronésie était « vivement préoccupée » par l’attitude de certains pays qui ont choisi d’ignorer les preuves scientifiques pour se soustraire à cet accord.  

Le Vice-Président a ensuite invité tous les États à appuyer le Fonds vert pour le climat et l’Amendement de Kigali au Protocole de Montréal concernant la protection de la couche d’ozone, « un des traités multilatéraux les plus fructueux de tous les temps ».  En outre, il a donné son appui à « l’Appel à l’action » lancé à la Conférence sur les océans tenue en juin de cette année, afin de lutter contre les menaces auxquelles font face les océans.  Selon lui, la situation particulière des petits États insulaires en développement (PEID) doit être enchâssée dans la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer dans le cadre d’un accord juridiquement contraignant, a encore souhaité M. George.

Pour les États insulaires, la pêche représente un pilier économique et une ressource naturelle renouvelable, a souligné M. George, pour qui une gestion efficace des stocks est un élément nécessaire du développement durable mais aussi outil important pour combattre la malnutrition.  Il a appelé à cet égard les pays développés à respecter le droit des États insulaires de gérer les pêches dans leurs zones économiques exclusives.

Par ailleurs, le Vice-Président a salué la réforme des Nations Unies entreprise par le Secrétaire général, appelant une fois de plus à de « vraies négociations » concernant la composition du Conseil de sécurité.  Enfin, il a fermement condamné les actions « provocatrices et agressives » de la République populaire démocratique de Corée (RPDC), estimant qu’elles représentent une menace sérieuse à la sécurité régionale.
 


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