Indonésie

S.E. M. Jusuf Kalla, Vice-président

21 septembre 2017

S.E. M.Jusuf Kalla

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Résumé de la déclaration : 

M. JUSUF KALLA, Vice-Président de l’Indonésie, a d’abord tenu à exprimer sa solidarité envers les pays récemment endeuillés par des catastrophes naturelles: le Mexique touché par un séisme, les Caraïbes et certaines zones des États-Unis frappées par des ouragans, et l’Asie du Sud affectée par des inondations.

« Nous sommes tous sur la même planète », a-t-il poursuivi, « mais nous en avons une perception différente, et notre monde est loin d’être équitable ».  Le Vice-Président a alors souligné combien le thème de cette année était pertinent puisque la paix, la prospérité et le développement durable se renforcent mutuellement.

Estimant nécessaire de travailler à la construction d’un écosystème durable, il a jugé que l’expérience indonésienne au sein de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) prouvait que bâtir un tel écosystème était fondamental, à la fois pour le développement économique et pour la prospérité des peuples.  Convaincu que cet objectif est réalisable, il a cependant insisté sur le fait qu’il passera par un renforcement du dialogue et de l’inclusivité, mais aussi par le règlement pacifique des conflits et le non-recours à la force. Plus important encore, a-t-il poursuivi, nous devons renforcer l’institution de l’ONU. « La clef, c’est de s’assurer que la réforme des Nations Unies rende le système plus fort et plus efficace », a-t-il affirmé.

Notre pays, a enchaîné le Vice-Président, a fourni quelque 38 000 membres du personnel des Nations Unies dans 28 opérations de maintien de la paix. Actuellement, 2 700 Casques bleus indonésiens sont même déployés dans neuf de ces opérations et nous prévoyons d’augmenter ce nombre.

Poursuivant son intervention, M. Kalla a plaidé pour davantage de synergies entre les questions de paix et de développement durable, assurant que le système international est capable de garantir une vie décente pour tous.  À ce titre, « les engagements déjà pris doivent se traduire concrètement ».  Réclamant des moyens financiers et humains, il a également demandé à ce qu’on appuie les régions qui ont du potentiel, notamment l’Afrique.  Pour l’Indonésie, les coopérations Sud-Sud et triangulaire sont une bonne manière d’avancer sur cet agenda.  C’est pourquoi, a-t-il expliqué, son pays sera fier d’accueillir le premier forum Indonésie-Afrique en 2018. 

À propos de la situation au Myanmar, l’Indonésie a dit partager les préoccupations de la communauté internationale, insistant sur l’importance de veiller au bien-être des populations, de garantir la sécurité de tous, et d’assurer l’acheminement de l’aide humanitaire.

Abordant ensuite la question des changements climatiques, le Vice-Président a fait savoir que l’Indonésie et d’autres États insulaires en ressentent déjà les effets et a averti que cette menace risque de saper les capacités de développement de son pays et de mettre en danger la survie de la population.  Il a ensuite apporté tout son soutien à l’Accord de Paris et appelé tous les États à en appliquer les recommandations.

M. Kalla s’est aussi soucié de l’impact du terrorisme, une menace réelle et imminente qui hypothèque le développement.  Il a plaidé pour qu’une action mondiale coordonnée s’attaque aux causes profondes du problème, à commencer par le chômage, l’illettrisme, avant d’appeler au renforcement de l’état de droit, du dialogue interconfessionnel et interculturel et du travail de déradicalisation.

Annonçant par ailleurs la candidature de l’Indonésie au rang de membre non permanent du Conseil de sécurité, M. Kalla a positionné son pays comme un défenseur d’un partenariat global.  Un idéal qui, selon lui, se retrouve jusque dans la devise du pays: « Ensemble nous nous élevons, divisés nous échouons. »
 


Source

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Droit de réponse (25 septembre 2017)

Répondant aux déclarations de Vanuatu et des Îles Salomon ainsi que de Tuvalu et de Saint-Vincent-et-les Grenadines concernant la Papouasie et la Papouasie occidentale, la représentante de l’Indonésie a dit que ce sont « des mensonges pour servir les desseins séparatistes dans ces deux provinces ».  En trois ans, ces provinces ont connu un développement accéléré: des ponts et des routes ont été construits, plus de 3 000 étudiants ont repris le chemin de l’école et la population bénéficie de la couverture universelle de santé.  La Papouasie et la Papouasie occidentale font partie de l’Indonésie et continueront à en faire partie.  Si les droits de l’homme ont été le centre des accusations portées par ces pays, pourquoi n’ont-ils pas porté la question au Conseil des droits de l’homme?  Les actions des séparatistes sont des actes illégaux, contraires à la Charte des Nations Unies, a dénoncé la représentante.

Source: AG/11953

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