Cambodge

S.E. M. Prak Sokhonn, Ministre des affaires étrangères

22 septembre 2017 (72e session)

Cambodia
Statement Summary: 

Regrettant le fait que son pays soit régulièrement pris pour cible par certaines institutions des Nations Unies et ONG internationales sur la question des droits de l’homme, M. PRAK SOKHONN, Ministre des affaires étrangères du Cambodge, a dénoncé le manque d’impartialité des observateurs internationaux.  « Et il faut le dire sans détour: l’examen de la situation des droits de l’homme varie selon les opportunités politiques de certaines grandes puissances », a-t-il affirmé, ajoutant que les ONG internationales étaient elles-mêmes « loin d’être politiquement neutres ».  Selon lui, la question des droits de l’homme n’est soulevée qu’en fonction « d’intérêts précis » et « selon les opportunités du moment ». 

M. Sokhonn a estimé que son pays avait lui-même été victime de l’instrumentalisation politique de la question des droits de l’homme pendant les 12 années du régime des Khmers rouges, au cours desquelles les « pires crimes de masse » ont, selon lui, été niés par la communauté internationale.  « Il est douloureux et choquant pour un survivant du régime de Pol Pot d’entendre qualifier, aujourd’hui, par le Rapporteur spécial pour les droits de l’homme au Cambodge, les crimes perpétrés par ce régime de simples ‘troubles’ », s’est-il indigné.

À ces yeux, le Cambodge fait aujourd’hui l’objet de critiques incessantes pour des faits qui sont rapportés de manière « partielle » et « partiale ».  Il s’est ainsi plaint du fait que les rapports sur la question « blâment toujours » le Gouvernement et « érigent les opposants en martyrs de la démocratie ».  Selon lui, les comportements coupables et illégaux de l’opposition ne sont jamais relevés dans ces rapports.

Appelant à tirer les enseignements de l’histoire de son pays, le Ministre a affirmé que, lorsqu’il a par le passé été contraint de suivre la voie imposée par des puissances occidentales, le Cambodge a été conduit à la « catastrophe » et à « une des pires tragédies » du siècle passé.

« Aujourd’hui, on nous accuse de porter atteinte à la démocratie parce que, en vertu des lois existantes, nous poursuivons et punissons des gens qui violent ces lois », a-t-il dénoncé.  Selon lui, le discours de certains gouvernements sur les droits de l’homme et la démocratie serait plus « pertinent et crédible » s’ils se l’appliquaient à eux-mêmes.
 


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