Bolivie (État plurinational de)

S.E. M. Evo Morales Ayma, Président constitutionnel

19 septembre 2017 (72e session)

Bolivia (Plurinational State of)
Résumé de la déclaration: 

M. EVO MORALES AYMA, Président de la Bolivie, a présenté ses condoléances au peuple mexicain, frappé, aujourd’hui même, par un tremblement de terre meurtrier.  Plus de 70 ans après l’institution de la Charte des Nations Unies, le monde a reculé au lieu d’avancer vers la paix, a-t-il ensuite constaté en citant certains conflits et des crises humanitaires qui essaiment dans le monde.  Il a expliqué qu’une lecture de l’histoire mondiale laisse voir que de nombreux conflits sont favorisés par des objectifs « inavoués » d’accaparement de richesses.   

Parlant des changements climatiques, le Président a rappelé que 2017 est l’année la plus chaude de l’histoire, appelant tous les pays à s’unir autour de l’Accord de Paris.  Il a de ce fait déploré le fait que les États-Unis, « le plus grand pollueur de la planète », se soient détournés de cet Accord important.  Il a rappelé que les scientifiques ont également signalé que les océans sont en danger et qu’ils doivent être protégés.  Le Président a ensuite expliqué que la Constitution de la Bolivie interdit l’usage mercantile de l’eau, une ressource qui, a-t-il affirmé, doit être symbole d’unité entre les peuples et non pas de conflit.   

M. Morales Ayma a en outre dénoncé le creusement du fossé séparant les nantis des désœuvrés, jugeant « immorale » cette situation qui est de plus paradoxale, les ressources ne manquant point.  On ne peut rejeter la faute sur les migrants quand il y a des crises économiques, a-t-il argué en dénonçant également des « politiques antimigrants qui alimentent la haine et étouffent les libertés ».  À défaut de construire des murs, la Bolivie appelle plutôt à l’émergence d’une citoyenneté universelle.  À ce propos, a-t-il rappelé, la Bolivie a accueilli, en juin dernier, la Conférence mondiale des peuples « Pour un monde sans murs vers une citoyenneté universelle » dans la localité de Tiquipaya.

Le Président Morales Ayma a ensuite appelé les États-Unis à mettre fin au « blocus injuste » imposé à Cuba depuis plus de 60 ans.  Il s’est aussi inquiété des nouvelles mesures annoncées contre Cuba par les autorités américaines, constatant que celles-ci sont contradictoires aux mesures annoncées par la précédente administration.  Outre la levée du blocus, le Président bolivien a également appelé les États-Unis à dédommager le pays pour les effets néfastes de l’embargo, rétrocéder la baie de Guantanamo, et rendre hommage à la mémoire du Commandant Fidel Castro et au combattant Che Guevara ».  Il a également condamné les sanctions commerciales imposées par les États-Unis et les menaces d’invasion proférées à l’encontre du Venezuela. 

Le Président de la Bolivie s’est ensuite félicité des résultats des mesures prises par son pays sur le plan économique et qui lui ont permis de combler « les lacunes du modèle capitaliste défectueux ».  Il n’y a pas d’imposition de programmes économiques dans notre pays par les institutions de Bretton Woods, a-t-il lancé, avançant que la pauvreté pourrait même être éradiquée dans le pays d’ici à 2025.   
Poursuivant son intervention, il a rappelé qu’en 2013, la Bolivie est allée à la Cour internationale de Justice de La Haye (CIJ) pour trouver une issue au différend qui l’oppose au Chili au sujet d’un accès légitime de la Bolivie à la mer.  Il a remercié les États et dirigeants qui ont soutenu leur cause et il a demandé que l’Assemblée générale accompagne cette quête de paix et justice.


Source

Déclaration

Vidéo

Pour changer de langue, veuillez ouvrir la vidéo en grand et cliquer sur les notes de musique en bas de l'écran.

Français


Tribune


Audio

Arabe | MP3

Chinois | MP3

Anglais | MP3

Français | MP3

Russe | MP3

Espagnol | MP3

Sessions précédentes