Albanie

S.E. M. Edi Rama, Premier Ministre

22 septembre 2017 (72e session)

Albania
Statement Summary: 

M. EDI RAMA, Premier Ministre de l’Albanie, en s’inquiétant en particulier du sort des 65 millions de personnes déracinées, « symbole même de notre échec collectif », a-t-il souligné.  Les changements climatiques menacent notre survie, l’ordre international a été gravement remis en cause et les inégalités se creusent alors que le monde s’enrichit, a-t-il souligné.  Or, aucun pays aussi riche, puissant et grand soit-il ne peut relever seul ces défis qui exigent une vision concertée.  En tant que dirigeant d’un petit pays, M. Rama a réitéré son engagement en ce sens.
 
L’Albanie s’est ainsi ralliée à la coalition internationale contre le terrorisme et l’extrémisme violent.  Si le Président albanais s’est réjoui que Daech ait perdu presque 90% de son territoire et que sa capacité à guerroyer ait été gravement entamée, il a averti que sa défaite sur le terrain n’entraînait pas sa disparation.  « Notre réponse, a-t-il recommandé, doit s’adapter à la nature évolutive de cette menace constante. »
S’agissant des objectifs de développement durable, il faut aller au-delà de simples déclarations, car les peuples demandent de l’action, a poursuivi M. Rama.  Il a indiqué que la moitié du Gouvernement albanais était composé de femmes, tandis que le Parlement en compte 30%, vantant ainsi les mérites d’une politique visant à garantir la reconnaissance du rôle des femmes dans le développement.

L’une des grandes priorités nationales de l’Albanie est d’accéder à l’Union européenne, a ensuite déclaré le Président.  S’engageant à consolider les piliers de la démocratie, il a indiqué qu’une réforme de la justice avait été mise en œuvre.  M. Rama a espéré que l’Union européenne continuerait de considérer le principe d’élargissement comme « le meilleur catalyseur pour la paix, la stabilité et la prospérité dans la région ».  L’Albanie, a-t-il précisé, aspire à une croissance économique d’au moins 5% par an d’ici à 2020. 

M. Rama a souhaité voir les Balkans de l’Ouest devenir une zone de liberté de mouvement des capitaux, des personnes et des idées, mieux à même de promouvoir les intérêts nationaux de chacun et de faire progresser les relations de bon voisinage, « dans la meilleure tradition européenne ».  Dans cet esprit, il a jugé de la plus haute importance l’admission du Kosovo au sein de chaque organe régional avec des droits égaux.  « Qui peut dénier les résultats impressionnants réalisés par le Kosovo depuis son indépendance », a-t-il demandé.  Depuis plusieurs années, a-t-il rappelé, la Serbie et le Kosovo mènent un dialogue sur la normalisation de leurs relations, qui a introduit un climat de confiance et de coopération.  Il a conclu en enjoignant les pays n’ayant pas encore reconnu le Kosovo à envisager de le faire.
 


Source

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Droit de réponse (22 septembre 2017)

Exerçant son droit de réponse, la représentante de la Serbie a répondu à l'Albanie.

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Droit de réponse (22 septembre 2017)

Première Déclaration:

Le représentant de l’Albanie a répondu en affirmant que le Kosovo était indépendant depuis 2008, étant reconnu comme tel par 114 États Membres.  Le Kosovo a signé un accord de coopération avec l’Union européenne et son dossier d’adhésion est à l’étude, a-t-il ajouté.  Le délégué s’est dit convaincu que l’ONU reconnaîtrait tôt ou tard le Kosovo et profiterait ainsi de sa contribution.  Le Kosovo et la Serbie sont amenés à trouver une solution à la situation dans le cadre de leur dialogue facilité par l’Union européenne.  Il a encouragé les deux parties à travailler à la normalisation de leur relation.

Source: AG/11951

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