Égypte

S.E. M. Abdel Fattah Al Sisi, Président

19 septembre 2017

S.E. M.Abdel Fattah Al Sisi

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Résumé de la déclaration : 

M. ABDEL FATTAH AL SISI, Président de l’Égypte, a déclaré que la région arabe est devenue l’épicentre de certains des conflits les plus « vicieux » de l’histoire récente, signalant au passage qu’a l’heure actuelle, un réfugié sur trois dans le monde est arabe.  Il a indiqué que l’Égypte est encerclée par certaines des crises les plus dangereuses au monde et qu’il importe donc, pour son pays, de faire en sorte que son « plan ambitieux de développement » soit en corrélation avec une « stratégie active » en matière de politique étrangère.

Il a estimé que la seule solution aux crises que connaît la région arabe est de faire respecter la notion de l’État nation moderne et les principes de citoyenneté, d’égalité, d’état de droit et de droits de l’homme.  Il a plaidé pour que la souveraineté des gouvernements soit garantie par la communauté internationale, affirmant notamment que l’avenir de la Syrie dépend de sa capacité à « préserver l’unité de l’état syrien, et à maintenir ses institutions ».  Il a ensuite dénoncé, sans les nommer, les pays qui tentent de « manipuler cette tragédie pour prendre le contrôle de zones d’influences régionales et internationales ».  Même son de cloche avec la Libye qui fait face, selon lui, à des « tentatives de démantèlement de son État » qui risquent de transformer le pays en zone de conflits tribaux.  L’Égypte, a-t-il souligné, ne tolérera pas la poursuite des tentatives qui visent à saper l’unité et l’intégrité de l’État libyen et continuera d’œuvrer pour trouver une solution politique sur la base de l’Accord de Sokhairat.

Le Président Al Sisi a ensuite appelé à arriver une fois pour toutes à une solution en Palestine.  « Clore ce chapitre en créant un État palestinien sur la base des frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale, est une précondition nécessaire pour conduire cette région vers la stabilité et le développement », a défendu le Président égyptien, ajoutant que ce règlement restaurerait la crédibilité de l’ONU et de l’ordre international.

Il a également appelé à en finir avec le terrorisme.  Critiquant les politiques de deux poids, deux mesures de certaines politiques étrangères, il a expliqué qu’on ne pouvait pas combattre le terrorisme, tout en tolérant ses partisans et en les conviant aux discussions visant à régler une situation qu’ils ont eux-mêmes créée.  Il a appelé les membres des différentes alliances internationales à apporter des réponses à ces questions, avant d’appeler le monde musulman à travailler ensemble pour corriger « les notions mal interprétées qui sont devenues des prétextes idéologiques pour le terrorisme ».  Il a ensuite rappelé que l’Égypte a lancé une initiative pour rectifier le discours religieux de l’islam, afin de mettre en avant ses valeurs de modération et de tolérance.

Pour éliminer les racines qui provoquent ces crises internationales, le Président Al Sisi a aussi appelé à mettre en œuvre le principe de responsabilité commune mais différenciée afin de combler le fossé socioéconomique entre pays développés et pays en développement.  Comment le Programme à l’horizon 2030 peut-il avoir la moindre crédibilité lorsque l’ordre économique international est lui-même responsable de l’augmentation des disparités dans le monde? a-t-il lancé avant d’appeler à une implication plus profonde des pays en développement dans les structures de gouvernance économique mondiale, ainsi que leur accès facilité aux marchés et au financement.

Plus de sept décennies après la création des Nations Unies, la force et les jeux à somme nulle ne peuvent pas demeurer comme moyens pour réaliser les intérêts du monde, a-t-il affirmé.
 


Source

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Droit de réponse (22 septembre 2017)

Première Déclaration:

Le représentant de l’Égypte a également tenu à réagir au droit de réponse du Qatar.  Il a argué de mesures légitimes visant à empêcher ce dernier d’appuyer le terrorisme et de s’ingérer dans les affaires d’autres pays.  Le Qatar, a-t-il affirmé, soutient le terrorisme en Syrie, Libye et dans d’autres pays.  « Il le finance et l’a encore fait récemment en Iraq, où il a payé une rançon à des terroristes », a-t-il précisé.  Il a également affirmé que le Qatar fournissait des armes aux terroristes, et leur offrait le refuge, voire la nationalité, et ce, en violation d’une résolution du Conseil de sécurité qui exige leur extradition.  L’appui du Qatar au terrorisme a été selon lui évoqué dans des rapports du Comité des sanctions du Conseil de sécurité et cette situation est connue depuis longtemps.  Il a appelé le Qatar à revenir sur le droit chemin.

Source: AG/11951

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