République dominicaine

S.E. M. Danilo Medina Sánchez, Président

21 septembre 2016 (71e session)

S.E. M.Danilo Medina Sánchez

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Résumé de la déclaration : 

M. DANILO MEDINA SÁNCHEZ, Président de la République dominicaine, a indiqué que le groupe de populations vulnérables qui sont sorties de la pauvreté ces 20 dernières années est composé de plus d’un milliard et demi de personnes dans le monde. 

Ce groupe est très important en Amérique latine et dans les Caraïbes où la plupart d’entre ces personnes gagnent entre 4 et 10 dollars par jour.  Notre défi est de renforcer la position de cette classe émergeante en lui donnant les moyens et le savoir-faire pour lui permettre d’améliorer ses conditions de vie mais aussi de participer au développement de leurs pays.

Le Programme de développement durable à l’horizon 2030 est une bonne feuille de route pour de nombreux défis de l’Amérique latine, des Caraïbes et du monde.  Mais des profonds changements sont nécessaires en matière de flux commerciaux et financiers.  Les règles du jeu entre les pays riches et pauvres doivent être révisées. 

Concernant le commerce, la République dominicaine a signé des accords de libre-échange avec les principaux blocs économiques.  Cela devrait être mutuellement avantageux mais il y a des moments où les grands pays font preuve d’hypocrisie.

Ils refusent de réduire le protectionnisme à l’intérieur de leurs frontières tout en réclamant dans le cadre des accords de libre-échange la même réduction dans les pays en développement.

Ils veulent que les pays en développement éliminent la protection des biens industriels mais eux, ils refusent d’éliminer les subventions agricoles.  Pour les cinq prochaines années, les États-Unis donneront en moyenne 97 800 millions de dollars d’aide à leur secteur agricole et l’Union européenne, 408 000 millions d’euros.

En outre, les barrières non tarifaires comme les règles phytosanitaires ne sont pas transparentes et créent des obstacles supplémentaires aux produits des agriculteurs des pays en développement pour percer le marché mondial. 

Les pays industrialisés doivent accepter de réduire significativement leur protectionnisme et leurs subventions pendant les négociations commerciales actuelles, et assurer le financement du développement rural.

Nous devons également assurer que les flux financiers sont des outils pour le développement et la productivité.  Les paradis fiscaux ne sont pas nécessairement dans les « républiques caribéennes » comme le montre la sanction de 13 milliards d’euros que l’Union européenne venait d’infliger à Apple.

L’absence de règlementation a ouvert la voie aux délinquants fiscaux et rendu plus complexe le travail des administrations fiscales. 

C’est une menace importante pour le financement des États dans le monde en rendant difficile pour les gouvernements de remplir leurs mandats devant leurs citoyens.


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