République démocratique du Congo

S.E. M. Raymond Tshibanda N'tungamulongo, Ministre des affaires étrangères

23 septembre 2016 (71e session)

S.E. M.Raymond Tshibanda N'tungamulongo

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Résumé de la déclaration : 

M. RAYMOND TSHIBANDA N’TUNGAMULONGO, Ministre des affaires étrangères de la République démocratique du Congo (RDC), a annoncé que son pays avait choisi d’intégrer les objectifs de développement durable dans son plan stratégique de développement national, dont l’opérationnalisation se fera à travers des plans quinquennaux, le premier portant sur la période 2017-2021.  Dans ce premier plan quinquennal, la priorité revient à l’amélioration du capital humain, en prenant en charge la problématique du dividende démographique qui requiert une étroite collaboration entre divers acteurs, tant au niveau national qu’international, en vue de garantir une croissance forte et inclusive.

Sur le plan, politique, a poursuivi M. Tshibanda N’tungamulongo, la RDC est entrée dans une phase cruciale de décentralisation administrative afin de permettre une gestion de proximité des préoccupations de la base.  « Chacune des 26 nouvelles provinces est à présent dotée des autorités que sa population s’est choisie à l’issue des élections des gouverneurs et vice-gouverneurs qui ont eu lieu en mars et avril derniers.  Cette « nouvelle expérience démocratique » se poursuivra avec l’élection des autorités locales qui auront lieu en même temps que les élections présidentielle et législatives nationales et provinciales. 

« La RDC a en effet levé une option irréversible de ne permettre l’accès au pouvoir d’État que par les élections », a déclaré le Chef de la diplomatie congolaise.  « Aussi voudrais-je réaffirmer, de la manière la plus solennelle, qu’en dépit du retard enregistré dans leur préparation, les élections générales initialement prévues pour la fin de cette année seront bel et bien organisées, aussitôt que les conditions techniques le permettront.  Plusieurs défis doivent en effet être préalablement relevés pour permettre l’organisation d’élections libres, transparentes, crédibles et apaisées, par la Commission électorale nationale indépendante qui, constitutionnellement, en détient la compétence exclusive », a-t-il précisé. 

C’est pour parvenir, « ensemble et de manière consensuelle », à relever de tels défis que des représentants de la majorité présidentielle, de l’opposition politique et de la société civile sont réunis depuis un peu plus de deux semaines, dans le cadre du Dialogue politique national inclusif, sous une facilitation de l’Union africaine, avec l’appui d’un Groupe de soutien international, a expliqué le Ministre.  « Le droit d’élire et d’être élu est un droit fondamental tant pour les Congolais résidant dans le pays que pour ceux de la diaspora.  Un défi majeur que pose l’exercice de ce droit est celui de l’inclusivité du fichier électoral.  À ce sujet, il y a lieu de saluer l’important travail d’enregistrement des électeurs qui a débuté le 31 juillet 2016 et qui donne la possibilité d’être éligible et électeur à plus de 14 millions de Congolais, soit le tiers du corps électoral, qui n’auraient autrement pu jouir de ce droit. 

« Le Dialogue politique national en cours en RDC, processus de résolution pacifique des divergences entre Congolais, en vue de l’organisation des élections devrait donc bénéficier du soutien de tous et ceux des acteurs politiques qui n’y participent pas encore, être encouragés à le faire.  En revanche, tout recours à la violence devrait être condamné et les auteurs sanctionnés, de même que toute incitation à l’insurrection. »

Après avoir affirmé que les droits humains, et en particulier ceux de la femme, font du chemin en RDC, le Ministre congolais a évoqué la Mission des Nations Unies déployée dans son pays (MONUSCO), dont le mandat a été prorogé jusqu’au 31 mars 2017.  Tout en saluant cet accompagnement, mon gouvernement, a-t-il dit, note qu’à la faveur de la réforme du secteur de la sécurité, les Forces nationales congolaises s’acquittent, avec de plus en plus de compétence et d’efficacité, de leurs missions de protection du territoire national et de sécurisation des populations et de leurs biens.  Il compte donc sur le dialogue stratégique avec l’ONU pour parvenir à une réduction progressive des effectifs de la MONUSCO et à la transformation subséquente de la Mission.


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