Indonésie

S.E. M. Muhammad Jusuf Kalla, Vice-président

23 septembre 2016 (71e session)

S.E. M.Muhammad Jusuf Kalla

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Résumé de la déclaration : 

M. MUHAMMAD JUSUF KALLA, Vice-Président de l’Indonésie, a exprimé l’engagement « sans réserve » de son pays à mettre en œuvre le Programme de développement durable à l’horizon 2030, par le biais de mesures nationales, y compris la création d’un mécanisme de surveillance de la réalisation des objectifs de développement durable et l’inclusion de la société civile.

M. Kalla a appelé à un environnement propice à cette mise en œuvre.  « La paix est une condition préalable incontournable au développement », a-t-il dit, ajoutant que l’Indonésie travaille avec ses pays voisins pour maintenir la stabilité dans la région. 

Le Vice-Président a toutefois mentionné les défis que représentent la pêche illégale, la traite des êtres humains et la cybercriminalité pour la communauté internationale.  Il a également noté les difficultés liées à l’apparition de nombreux « migrants illégaux ».

« Toutes ces difficultés », a-t-il estimé, « doivent être résolues conjointement », par l’entremise de solutions mondiales.  Pour y parvenir, M. Kalla a appelé à réformer l’Organisation, « notamment afin d’éviter de travailler de manière cloisonnée, comme l’a fait le Secrétariat jusqu’à présent ».  Il a par ailleurs estimé que, trop souvent, les décisions prises par l’ONU ne sont pas adaptées à la réalité sur le terrain.  Pour changer cet état de fait, il a appelé à inclure la dimension des droits de l’homme dans toutes les initiatives onusiennes.

M. Kalla a rappelé que l’Indonésie représente la quatrième population musulmane au monde et la troisième démocratie au monde, en nombre d’habitants.  « L’Islam, la démocratie et l’autonomisation des femmes vont main dans la main dans notre pays », s’est-il félicité.

Tout en mentionnant l’engagement de l’Indonésie en faveur des opérations de maintien de la paix, le Vice-Président a appelé la communauté internationale à soutenir la candidature de son pays à un siège non permanent au Conseil de sécurité, pour la période 2019-2020.

 


Source

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Droit de réponse (24 septembre)

Première Déclaration:

La représentante de l’Indonésie a répondu à plusieurs pays qui avaient fait des déclarations relatives à Papoua, « une province de l’Indonésie », les accusant de vouloir s’ingérer dans les affaires intérieures de son pays.  Elle a catégoriquement rejeté les « insinuations » contenues dans leurs déclarations, qualifiées d’inamicales » et affirmant qu’elles visaient à soutenir des groupes séparatistes qui ont toujours appelé au désordre civil.

Les déclarations de ces pays violent les principes de la Charte des Nations Unies, du droit international, et ceux des relations amicales entre les États.  Elle a affirmé que l’Indonésie était attachée aux droits de l’homme, était membre pour la quatrième fois du Conseil des droits de l’homme, comptait parmi les rares pays qui ont un plan permanent en faveur des droits de l’homme et disposait d’une Commission indépendante des droits de l’homme, d’une société civile active et de programmes de développement pour ses régions de Papouasie et Papouasie occidentale.

 

Source: GA/11831

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Droit de réponse (26 septembre)

Première Déclaration:

Le représentant des Îles Salomon a répondu à la déclaration faite par l’Indonésie concernant la situation des droits de l’homme en Papouasie occidentale.  L’Indonésie, a-t-il dit, a certes ratifié dès 1988 la Convention contre la torture mais elle n’a rien fait pour définir et pénaliser la torture dans sa législation.  De même, l’Indonésie n’a pas présenté de rapport au Comité contre la torture depuis 2008.  Affirmant détenir des informations sur les violations des droits de l’homme de la population mélanésienne en Indonésie, le représentant a demandé à cette dernière d’autoriser les experts des droits de l’homme de l’ONU à venir enquêter en Papouasie occidentale.  Il a rappelé les dispositions du Pacte international sur les droits civils et politiques que l’Indonésie a ratifié et conseillé à cette dernière d’avouer ses problèmes et d’en discuter plutôt que de fermer les yeux, pour qu’aucune vie ne soit plus jamais perdue, celle des Mélanésiens ou celle des autres.  Le représentant a aussi rappelé que plusieurs États insulaires du Pacifique ont essayé en vain d’entamer un dialogue avec l’Indonésie.

Répondant aux Îles Salomon, la représentante de l’Indonésie a vu dans la déclaration l’utilisation des droits de l’homme comme prétexte pour appuyer des mouvements séparatistes en violation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale d’un État et donc la Charte des Nations Unies.

Source: GA/11832

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