Brésil

S.E. M. Michel Temer, Président

20 septembre 2016 (71e session)

S.E. M.Michel Temer

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Résumé de la déclaration : 

M. MICHEL TEMER, Président du Brésil, a affirmé que le monde d’aujourd’hui était marqué par l’incertitude et l’instabilité.  Le système international, a-t-il dit, manque d’ordre.  La réalité évolue plus vite que notre capacité collective à l’appréhender.  Des conflits régionaux au fondamentalisme violent, nous sommes confrontés, a-t-il dit, à des menaces, anciennes et nouvelles, que nous n’avons pas réussi à contenir.  Face à la tragédie des réfugiés ou la résurgence du terrorisme, l’on ne peut ressentir que de la perplexité. 

Le Président brésilien a souligné que même dans le domaine économique, le monde manquait de règlementation pour atténuer les effets asymétriques de la mondialisation, la tentation étant grande de se réfugier dans la solution facile du protectionnisme. 

« Nous ne pouvons reculer devant ce monde », a déclaré M. Temer.  « Au contraire, nous devons nous unir pour le transformer grâce à la diplomatie, une diplomatie équilibrée, mais ferme; sobre, mais déterminée; une diplomatie qui a les pieds sur terre, mais assoiffée de changement. »

C’est dans cette voie qu’œuvre le Brésil dans sa région et au-delà, comme un pays qui suit ses intérêts sans abandonner ses principes, a expliqué le Chef de l’État.  « Le Brésil veut pour le monde ce qu’il veut pour lui: la paix, le développement durable et le respect des droits de l’homme.  Ce sont là les valeurs et les aspirations de notre société.  Ce sont là les valeurs et les aspirations qui nous guident sur la scène internationale. »

Depuis des décennies, le Brésil ne cesse d’avertir qu’il est essentiel de faire en sorte que les structures de la gouvernance mondiale soient plus représentatives, nombre d’entre elles étant devenues vieilles et déconnectées de la réalité.  Le Conseil de sécurité doit être réformé, a souligné le Président, précisant que le Brésil continuerait sa collaboration en vue de surmonter l’impasse sur cette question.

M. Temer, qui a évoqué les trafics de stupéfiants et d’armes, la criminalité organisée, les conflits syrien et israélo-palestinien, le désarmement nucléaire, y compris dans la péninsule coréenne, a loué les vertus du dialogue et de la diplomatie qui ont permis, notamment, d’aboutir à un accord sur la question du nucléaire iranien. 

L’accord de paix entre le Gouvernement colombien et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC) met fin au dernier conflit armé sur le continent sud-américain, s’est-il félicité, affirmant que le Brésil était prêt à contribuer à la paix dans ce pays.  De même, selon lui, le rétablissement des relations diplomatiques entre Cuba et les États-Unis montre qu’il n’y a pas d’antagonisme éternel, d’impasse que l’on ne peut briser.  Il a dit espérer que ce rapprochement puisse être une source de progrès dans l’ensemble de la région, également dans les secteurs économique et commercial.  Le rétablissement de ces relations devrait aboutir à la fin de l’embargo contre Cuba, a-t-il déclaré.

Le Président a rappelé que cette année marquait le vingt-cinquième anniversaire de l’Agence argentino-brésilienne de comptabilité et de contrôle des matières nucléaires, la seule organisation bilatérale au monde s’attachant à appliquer les garanties nucléaires.  Ainsi que l’a dit le Secrétaire général, M. Ban Ki-moon, l’Agence est une source d’inspiration pour les efforts mondiaux en faveur de l’élimination des armes nucléaires. 

M. Temer a en outre mis l’accent sur le rôle du Brésil au sein de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), dont il dirige la composante militaire depuis 2004.

Par ailleurs, le Président brésilien a estimé que le Programme de développement durable à l’horizon 2030 constituait l’élan le plus important en faveur du développement.  Appuyer les pays en développement sera essentiel pour la réalisation des objectifs et des cibles fixés, a-t-il dit.

Le Chef de l’État a également annoncé que le Brésil déposerait demain l’instrument de ratification de l’Accord de Paris sur le climat.  En tant que pays doté de la biodiversité la plus riche au monde et jouant un rôle mondial moteur en faveur des énergies propres, le Brésil est lié par un engagement sans compromis en faveur de l’environnement, a-t-il assuré.

Il a aussi insisté sur le fait que la fin du protectionnisme dans le secteur agricole était particulièrement importante pour le développement.  Il est urgent, a-t-il affirmé, d’empêcher que des mesures sanitaires et phytosanitaires soient prises à des fins protectionnistes, de même qu’il est urgent de réglementer les subventions et autres politiques intérieures agricoles déstabilisatrices.

Soulignant le rejet catégorique du Brésil de toutes les formes de racisme, de xénophobie et d’autres expressions d’intolérance, M. Temer a fait observer que, dans un monde qui reste marqué par la haine et le sectarisme, les Jeux olympiques et paralympiques de Rio avaient montré que les nations pouvaient se rassembler dans une atmosphère de paix et d’harmonie, précisant que, pour la première fois, une délégation de réfugiés avait pu y participer.

Enfin, le Président brésilien a conclu son intervention en insistant sur l’engagement sans concession de son pays en faveur de la démocratie, en rappelant, à cet égard, la procédure de destitution de son prédécesseur, dans le respect absolu de l’ordre constitutionnel.


Source

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Droit de réponse (22 Septembre)

Première Déclaration:

Exerçant à son tour son droit de réponse, le représentant du Brésil a brièvement répondu à Cuba en expliquant qu’il était préférable d’œuvrer à la coexistence pacifique avec des pays ayant une sensibilité politique différente au plan régional que de créer des différends avec eux.  Il a ainsi appelé au respect mutuel et à la recherche d’accords interétatiques sur des objectifs fondamentaux, « qu’ils soient économiques ou relatifs aux droits de l’homme ». 

Source: GA/11826

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Droit de réponse (23 Septembre)

Première Déclaration:

Au Venezuela et à Saint-Vincent-et-les Grenadines, le représentant du Brésil a répondu qu’il est sain d’avoir en Amérique latine, des gouvernements d’orientation politique différente. L’important est que ces pays puissent travailler ensemble.

Source: GA/11829

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