République tchèque

S.E. M. Miloš Zeman, Président

29 septembre 2015 (70e session)

Czech Republic
Résumé de la déclaration : 

M. MILOŠ ZEMAN, Président de la République tchèque, a axé son intervention sur la lutte contre le terrorisme international qu’il a qualifié d’« un outrage à la civilisation ».  C’est une grave menace, a-t-il dit, en faisant remarquer que presque tous les pays européens sont maintenant confrontés à des vagues d’immigration considérables, « qui sont la conséquence d’actes terroristes au Proche-Orient et en Afrique ».  Il a mis en garde contre des « idées fausses » qui voudraient que le terrorisme « disparaisse » ou qu’il soit possible d’éliminer ou de réduire les actions terroristes.  Au contraire, le mouvement ne fait que croître, avec un nombre croissant d’États voyous, d’actes cruels et de destructions de patrimoine comme à Palmyre, a-t-il prévenu.  Cette liste est longue, a-t-il dit, en énumérant les groupes responsables comme l’État islamique, Boko Haram, les Taliban, el-Nosra ou d’autres.

Il est également faux de penser qu’il n’existe qu’une seule forme de lutte contre le terrorisme, a poursuivi M. Zeman, qui s’est dit convaincu qu’il est possible de définir de nouvelles formes de lutte pour le combattre.  Puisque les actions unilatérales n’ont eu « aucune incidence, comme en Iraq », il n’est pas question d’aller occuper un territoire quelconque.  Le Conseil de sécurité peut, en revanche, adopter une action coordonnée pour vaincre ce fléau. Pour lui, « les cinq membres permanents du Conseil ont des intérêts différents mais un ennemi commun, le terrorisme, et rien ne peut les unir davantage ».  Il a ainsi cité le succès des efforts qui ont abouti à l’adoption de la résolution du Conseil contre la piraterie en mer.  « Pensez-vous que ces pirates étaient plus dangereux que les terroristes? » a-t-il demandé, en s’adressant à l’Assemblée.

La Charte des Nations Unies comporte de nombreux articles envisageant des actions militaires dont certains n’ont jamais été utilisés, a-t-il fait remarquer, en estimant qu’« il est maintenant temps de les appliquer ».  À cette fin, il faudrait constituer des unités militaires réduites, appuyées de drones et d’hélicoptères, de commandos et soutenues par les services de renseignements.  Ces « petites missions de casques bleus » seraient chargées d’éliminer les chefs des organisations terroristes et le centre névralgique de ces organisations, a-t-il assuré en souhaitant que certains membres permanents du Conseil de sécurité puissent présenter une résolution en ce sens.  « Quand je reviendrai l’an prochain, du fond de mon cœur, je pense que ma proposition aura été discutée » et qu’en 2017, « elle sera devenue une évidence », a-t-il conclu.


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