République centrafricaine

S.E. M. Samuel Rangba, Ministre des affaires étrangères

30 septembre 2015 (70e session)

Central African Republic
Statement Summary: 

M. SAMUEL RANGBA, Ministre des affaires étrangères, de l’intégration africaine et de la Francophonie de la République centrafricaine, a relevé qu’en 18 mois de transition, des progrès considérables ont été réalisés.  Au plan politique il a noté qu’après la signature des Accords de cessation des hostilités à Brazzaville le 23 juillet 2014, des consultations populaires, organisées dans tout le pays, ont abouti à la tenue du Forum national de mai 2015, regroupant toutes les forces vives de la nation, y compris les groupes armés.  Il a indiqué que le processus électoral se déroule normalement et que le Gouvernement centrafricain s’est engagé à organiser les élections, conformément au chronogramme établi par l’Autorité nationale des Élections (A.N.E) qui a fixé les échéances à la fin du mois de décembre 2015.  « Ce processus est irréversible et la population centrafricaine est déterminée à aller aux urnes pour choisir démocratiquement ses dirigeants », a-t-il affirmé.

Sur le plan sécuritaire, M. Rangba a noté que depuis le déploiement de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), le 15 septembre 2014, jusqu’aux derniers évènements survenus en fin de semaine dernière, la situation se normalisait progressivement sur toute l’étendue du territoire national, et la capitale Bangui commençait à reprendre ses activités économiques.  Toutefois, a-t-il déploré, la situation humanitaire est redevenue alarmante: depuis « cette date fatidique du 25 septembre 2015, le nombre de déplacés à Bangui se situe à 30 000 personnes, alors que le nombre de réfugiés est passé de plus d’un million de personnes en 2014 à environ 460 000 de nos jours.

Il a regretté qu’au moment où il aurait été possible d’annoncer aux Nations Unies les résultats encourageants du processus de la Transition, « les ennemis de la paix ont, une fois de plus, porté un coup dur au processus ».  Il a fait valoir que cette situation démontrait que la paix et la réconciliation restaient fragiles et exigeaient des actions plus vigoureuses et soutenues pour éviter que la RCA ne retombe dans un nouveau cycle de violence généralisée qui risque de remettre en cause tous les acquis de la transition.

Au vu de la situation sécuritaire qui prévaut dans le pays, M. Rangba a demandé au Conseil de sécurité de « renforcer le mandat de la MINUSCA afin de mieux combattre les ennemis de la paix et redonner espoir au peuple centrafricain meurtri ».  Il a également demandé au Conseil « d’envisager l’allègement du régime de sanction à l’égard de l’État centrafricain, notamment en ce qui concerne la formation et l’équipement des forces de défense et de sécurité dans le cadre de la coopération bilatérale ».  Il a, dans ce contexte, estimé comme prioritaire l’accélération du processus de la réforme du secteur de la sécurité, du pré-DDR (désarmement, démobilisation et réintégration) et du DDR, afin de « reconstituer une armée républicaine, multiethnique et représentative de toutes les régions du pays et capables d’appuyer les actions des forces internationales ».

Le Ministre a par ailleurs rappelé qu’en plus des groupes armés qui massacrent impunément la population civile, le pays fait aussi face, depuis plus d’une décennie, à l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) de Joseph Kony qui sème la désolation dans le sud-est du pays.  Il a indiqué que la porosité des frontières de la Centrafrique fait du pays un sanctuaire potentiel, sinon probable, du terrorisme, notamment de Boko Haram.  « C’est pourquoi le rétablissement de la sécurité et la restauration de l’autorité de l’État sur tout le territoire national constitue la priorité des priorités », a dit M. Rangba.

Il a en outre relevé que la Centrafrique, qui fait partie du bassin du Congo, participait ainsi à travers ses forêts à la préservation de l’équilibre écologique mondial.  Il a appelé à plus de soutien de la part de la communauté internationale pour aider le pays à mieux s’adapter aux effets néfastes des changements climatiques et plaidé pour une réforme du Conseil de sécurité pour le rendre plus représentatif des différents continents et plus accessible aux pays du Sud.


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