Pologne

S.E. M. Andrzej Duda, Président

28 septembre 2015 (70e session)

S.E. M.Andrzej Duda

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Résumé de la déclaration : 

La paix et le droit, a déclaré M. ANDRZEJ DUDA, Président de la Pologne.  Ces deux mots clefs nous aident à réaliser et à apprécier l’importance des Nations Unies, au cours de ces 70 dernières années.  La paix et le droit, deux mots sans lesquels il est impossible d’imaginer la coexistence entre nations, groupes ethniques et fidèles des différentes religions.  Deux mots qui englobent de « belles » notions, importantes mais fragiles dont il faut prendre soin et qu’il faut cultiver avec de plus en plus de détermination.  L’année 1945 n’est pas seulement celle de la fin de la guerre mais aussi celle de la naissance de l’ONU, le mécanisme « le plus fondamental » d’une coopération internationale voulue au nom de la paix et de la sécurité.  Mais malheureusement, les traités internationaux sont toujours violés aujourd’hui, les promesses solennelles négligées et les droits de l’homme fréquemment foulés au pied.  La Pologne, qui a été si gravement affectée par la Deuxième Guerre mondiale et par plus de 40 ans d’oppression communiste, est particulièrement sensible à l’usage de la force dans les relations entre États, à l’agression armée et aux violations des droits de l’homme.  La communauté internationale doit condamner toute agression qui conduit à un fait accompli, grâce à des tanks, à des missiles et à des bombes. 

La Pologne, a insisté le Président, estime donc qu’il est crucial de continuer à travailler à l’efficacité du Conseil de sécurité, en rappelant à ses membres que le privilège du siège permanent est lié au devoir de prendre des mesures concrètes pour mettre en œuvre les objectifs fondamentaux de l’ONU, comme le dit l’Article 1 de la Charte.  Ces dernières années, le droit de veto a trop souvent conduit à des impasses sur les questions les plus importantes.  C’est la raison pour laquelle la Pologne appuie la proposition de la France d’adopter un code de procédure prévoyant l’abandon du droit de veto en cas de crimes graves au sens du droit international, y compris le crime de génocide.  Le Président a dit rejeter un monde caractérisé par des zones d’influence et par les agressions de ceux qui, ne suivant que leurs propres intérêts, ignorent le droit international et contrarient les 70 ans de l’entreprise commune qu’est l’ONU. 

Le Président a aussi rappelé que les conflits mènent partout dans le monde à la violation de la liberté de conscience et de religion.  Aujourd’hui, les minorités religieuses, en particulier les Chrétiens, sont exposés à la persécution, comme le montrent la situation alarmante du Moyen-Orient et les actes de Daech.  La liberté d’expression veut dire le devoir de dire la vérité et rien n’est plus nocif que des relations entre nations qui se fondent sur la manipulation de la vérité, le mensonge et les stéréotypes.  C’est pourquoi, la vérité mais aussi la vérité sur l’histoire est un facteur si crucial des relations entre États.  Le Président a pris la défense des journalistes et des blogueurs qui braquent les projecteurs sur les régimes totalitaires, les atrocités commises par les terroristes et la brutalité des agents de l’ordre.  Le Président a conclu en affirmant son attachement au Programme de développement durable à l’horizon 2030 et annoncé l’intention de son pays d’accroître sa contribution directe au maintien de la paix et de la sécurité internationales.  C’est la raison pour laquelle la Pologne se porte candidate à un siège non permanent du Conseil de sécurité. 


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