Bolivie (État plurinational de)

S.E. M. Evo Morales Ayma, Président

28 septembre 2015 (70e session)

S.E. M.Evo Morales Ayma

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Résumé de la déclaration : 

M. EVO MORALES AYMA, Président de la Bolivie, a estimé qu’alors que les Nations Unies célèbrent leur soixante-dixième anniversaire, l’heure n’est pas aux réjouissances compte tenu des conflits qui essaiment à travers le monde.  L’une des causes de ces conflits, a-t-il estimé, est l’ambition de certains pays et les régimes oligarchiques soutenus par des multinationales.  La situation en Libye est due à l’intervention de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) qui, ne comptait pas éliminer le dirigeant libyen mais bien s’accaparer des ressources naturelles. 

Le capitalisme, a poursuivi le Président Morales Ayma, est un modèle qui a échoué.  Les famines, les crises et autres conflits visibles partout dans le monde en témoignent.  Le capitalisme n’est pas la solution, mais le problème.  Il méprise la Terre nourricière alors même qu’elle est le socle du bonheur des humains.  En conséquence, les services de base tels que l’eau et l’électricité, vitaux pour le bien-être du peuple, ne sauraient être privatisés ou cédés à des entrepreneurs étrangers.  Le Président a pris l’exemple de la nationalisation des ressources pétrolières boliviennes, une mesure, a-t-il expliqué, qui a permis d’augmenter de manière significative les revenus de l’État.  Nous avons, a-t-il poursuivi, une responsabilité à Paris.  Si nous ne sauvons pas la Terre nourricière, nous serons responsables d’une catastrophe, a-t-il averti.

Le Président a parlé de deux types de démocratie, la démocratie du peuple et celle des multinationales.  Il a invoqué la déclaration d’un candidat à la présidentielle américaine qui a dit soutenir tous les partis politiques, le parti républicain et le parti démocrate, illustrant ainsi un modèle démocratique dominé par le pouvoir de l’argent.

Le Président a aussi déploré que l’on présente les migrants comme des criminels.  Il a 500 ans, a-t-il rappelé, les Européens ont envahi l’Amérique du Sud, sans se faire expulser.  Aujourd’hui quand les Latino-Américains vont en Occident chercher du travail, ils sont traités comme des criminels.  Face à la crise des migrants, il faut, a dit le Président, créer « une citoyenneté universelle ».  Pourquoi la mondialisation ne vaudrait que pour les biens et pas pour les personnes?  Le Président a salué l’accord historique entre les États-Unis et Cuba et la normalisation avec l’Iran.  Il a rappelé non sans ironie qu’après sa prise de fonctions, les responsables américains lui avaient conseillé de ne coopérer ni avec ces deux pays ni avec le Venezuela.  Ancien catholique déçu, le Président a dit s’être réconcilié avec cette religion après avoir entendu le « Frère pape » dénoncer le capitalisme. 


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